Si cette tendance a été portée par la défense, la technologie, l'automobile et l'agroalimentaire, «les entreprises affectées par la canicule de la seconde moitié de juin ont modifié les horaires de travail et sont dans l'ensemble parvenues à maintenir leur volume d'activité», explique la Banque de France. En ce qui concerne l'agroalimentaire, les ventes de produits frais, de glaces et de boissons durant ces journées de fortes chaleurs ont notamment permis de soutenir l'activité.
La croissance annuelle pourrait se rapprocher de la prévision du gouvernement
De même, les établissements hôteliers disposant de chambres climatisées ont également profité de la vague de chaleur, au contraire du secteur de la restauration. Pour ce mois de juillet, les chefs d'entreprise voient «une nouvelle progression de l'activité, quoique plus modérée dans l'industrie et dans les services, et assez faible dans le bâtiment», même si l'activité de ce dernier est restée orientée à la hausse dans le gros œuvre comme dans le second œuvre.
Selon le chef économiste de la Banque de France, Xavier Debrun, cette prévision de croissance du PIB français à 0,2 % pour le deuxième trimestre 2026 est «une bonne nouvelle puisque nous envisagions un PIB sans croissance au second trimestre». Cette évolution pourrait permettre à la croissance annuelle de «se rapprocher» de la prévision du gouvernement, ramenée de 0,9 % à 0,7 % pour 2026.

