Ces vacances d’été sont synonymes de dernière minute et surtout de changement pour beaucoup de Français. La guerre au Moyen-Orient a eu un fort impact sur le prix des billets d’avion et du carburant, ce qui a poussé les vacanciers à attendre que la situation se stabilise pour faire leur réservation. Le syndicat français du tour-operating Seto note donc une baisse de 6,7% des réservations des séjours vol + hôtel sur l’ensemble des ventes d’été fin mai, sur un an, rapporte BFMTV. L’année était pourtant bien partie avec une hausse de 5,4  ;% du volume d’affaires et de 4,1% du nombre de clients fin février.

Les vacances de printemps ont déjà été touchées. En effet, le blocus du détroit d’Ormuz, responsable de la hausse des prix des carburants, a débuté en février. Il a fallu quelques jours, voire semaines avant que cela ait un impact sur les prix. Il a tout de même été observé «85 000 clients de moins qu’en 2025 et 100 millions de volume d’affaires en moins» à la fin mai. Pour Patrice Caradec, «les Français ont eu parfois peur de partir et de ne pas revenir».

Les destinations d’habitude appréciées sont boudées

Alors les vacanciers français ont privilégié les voyages plus proches de chez eux. Seto note une hausse de 6% des séjours en France, alors que les destinations d’habitude très appréciées sont boudées. C’est le cas de la Grèce (-12%), de la Turquie (-14%), de la Tunisie (-9%), du Portugal (-9%) et de l’Espagne (-3%). Les ventes de voyages vers les États-Unis sont en chute libre de 37%, notamment à cause de la hausse du coût de la vie dans certaines grandes villes américaines. On note quand même une remontée des ventes à la dernière minute, ainsi que pour l’arrière-saison, de septembre à octobre.