Quelques mois de vie à peine, et le voilà déjà propulsé membre d’un des clubs les plus fermés du monde : les Leading Hotels of the World (LHW). Pour les néophytes, c’est un peu comme si un premier film indé repartait avec la Palme d’Or après sa première projection à Cannes.

Heritage meets Sarah Lavoine

Il faut dire que ce bâtiment classé du XIXᵉ siècle, en plein centre, a subi un lifting plutôt canon. C’est Sarah Lavoine, figure de proue du style parisien, qui a pris les commandes de la DA. Résultat : 20 chambres et suites qui mixent lignes graphiques, couleurs électriques et matériaux sourcés. Résultat ? Les clients se retrouvent propulsés dans un refuge intimiste d’esthète qui déteste la foule… et ce à deux pas seulement de l’avenue Louise.

Quatre mois après son ouverture, un hôtel bruxellois vient de décrocher le « Graal » - Francis Amiand - Camille Vernin
Ici, le prix d’une chambre oscille entre 300 et 400€ la nuit. - Francis Amiand

Pourquoi ça compte ?

Parce que le réseau LHW ne distribue pas ses badges de membre à la légère. Pour une adresse aussi jeune, intégrer ce réseau mondial (400 hôtels dans 80 pays), c’est la preuve que le Faubourg 21 a su imposer son propre ADN, loin des recettes vues et revues du luxe de masse.

Le communiqué de presse nous apprend que le jury aurait craqué pour trois trucs simples mais redoutables : l’emplacement stratégique, le design signé mais pas guindé pour un sou, mais aussi et surtout le sens du détail. Ce petit « je ne sais quoi » qui fait qu’on s’y sent bien.

Quatre mois après son ouverture, un hôtel bruxellois vient de décrocher le « Graal » - Francis Amiand - Camille Vernin
Le spa, installé dans les anciennes cuisines. - Francis Amiand
 
Hôtel, restos et spa

Au-delà des dodos, le lieu se décline avec deux restos (Chaga pour un dîner gastro et Bistra Noisette pour un lunch cocon) et un bar. Sans parler du spa au sous-sol, niché dans les anciennes cuisines dont on a réhabilité les vieux carrelages. Marc Leveau, le boss des lieux, n’a évidemment pas caché pas sa fierté : « Obtenir une telle reconnaissance quelques mois seulement après l’ouverture est pour nous une immense fierté ». Ce label, c’est la validation que l’audace paie, même dans une ville aussi exigeante que Bruxelles.

Bref, le Faubourg 21 vient de prouver qu’on peut respecter les vieilles pierres tout en imposant un tempo ultra-contemporain. C’est frais, c’est mérité, et c’est surtout le signe qu’une nouvelle relève hôtelière est en train de plier le game. En promenade dans le coin ? Passez au moins la tête, ça vaut le coup.

Quatre mois après son ouverture, un hôtel bruxellois vient de décrocher le « Graal » - Francis Amiand - Camille Vernin
Le salon de l’hôtel, installé au rez-de-chaussée et qui a conservé la monumentale cheminée d’origine. - Francis Amiand