À Menton, il y a des haltes qui misent sur la vue, d’autres sur l’emplacement. Le Gabriel, lui, a choisi de raconter une histoire un peu différente. Terre cuite au sol, niches, bois, touches végétales, atmosphère solaire… L’adresse veut plonger d’entrée ses visiteurs dans une ambiance assumée de Dolce Vita.

Derrière cette transformation, Nicolas et Naissy Flament. Rien ne les prédestinait pourtant à cette aventure. « J’étais banquier » raconte à Menton-Presse Nicolas Flament, gérant de l’établissement et président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Menton Roya Riviera. Avec son épouse, elle aussi issue du secteur financier, il entame une reconversion en plein Covid, comme « pas mal de quadragénaires. »

Le premier pari arrive en 2022, avec la reprise de l’Hôtel de Londres. La Riviera apparaît déjà comme une évidence. « On s’était dit qu’il y avait un super potentiel. On avait le volume de touristes, mais une hôtellerie de labeur, ouverte onze mois sur douze, sans énormément de rentabilité. Il fallait transformer le volume en valeur. »