Rien ne les arrête. Malgré le dispositif de sécurité interdisant l’accès direct au pied de l’hôtel dans lequel les Anglais séjournent, les supporters mexicains ont fait fi des restrictions. Alors que les forces de l’ordre avaient mis en place plusieurs points de contrôle pour interdire la circulation des véhicules et des piétons, des dizaines de supporters mexicains se sont massés au plus près du JW Marriott de Mexico City.
Ces derniers, déterminés à perturber la nuit d’Harry Kane et de ses coéquipiers, ont fait un maximum de bruit la veille du match crucial opposant le Mexique à l’Angleterre en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Au son des tambours, des trompettes, des chants et des feux d’artifice, ils ont organisé une « sérénade » vers une heure du matin ce dimanche, comme le montrent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Interrogée par GB News sur une éventuelle arrestation, la police a rétorqué qu’elle pouvait seulement disperser la foule et non procéder à des interpellations. Pas moins de 600 policiers et agents de sécurité sont présents sur place pour sécuriser les lieux.
« Quelques échauffourées »
Comme le montrent plusieurs vidéos, les policiers sont finalement intervenus pour disperser les fans mexicains et tenter de les éloigner au maximum de l’hôtel des Three Lions. « Quelques échauffourées ont eu lieu devant l’hôtel Marriott », rapporte le média en ligne Somos Analistas, qui a publié des vidéos de la scène.
La Fédération anglaise de football avait exhorté la Fifa et les autorités mexicaines à prendre des mesures de sécurité afin d’éviter que des événements de ce type ne se produisent comme cela avait été le cas lorsque l’Équateur s’était déplacée à Mexico City pour disputer son seizième de finale.
Des supporters mexicains étaient venus tirer des feux d’artifice, crier dans des mégaphones, chanter, klaxonner et faire gronder des moteurs de motos devant leur hôtel tout au long de la nuit. À la suite de ces perturbations, la fédération équatorienne de football a officiellement saisi les organisateurs de la Coupe du monde et dénoncé un comportement jugé « très éloigné des principes de fair-play, d’égalité et d’unité que devrait représenter une Coupe du monde de football ».

