Une nouvelle cyberattaque russe détectée. Après les diverses attaques en Europe et contre Amazon en 2025, le groupe Storm-2945, une sous-division de Midnight Blizzard vise cette fois-ci le Wi-Fi des hôtels et centres de conférence, a alerté Microsoft et la société ReliaQuest, rapporte 01Net. Les utilisateurs Windows et Android sont particulièrement ciblés par ces attaques. Baptisée « CaptiveCrunch », la stratégie consiste à prendre le contrôle de la borne, ayant un mot de passe faible et peu sécurisé. Ce qui facilite la prise de contrôle de l’interface d’administration et des paramètres DNS que les pirates modifient ensuite sans se faire repérer.
Ainsi lorsqu’un client de l’hôtel se connecte au Wi-Fi, il est redirigé vers des « domaines usurpés imitant les services en ligne » de l’entreprise pour dérober ses identifiants de connexion. Cas typique : une personne ouvre sa boîte mail Microsoft 365, la borne piégée l’envoie vers un faux site créé par les pirates qui reprend méthodiquement le design et l’interface des sites officiels de Microsoft. La victime va alors entrer ses identifiants de connexion et son mot de passe qui sont directement récupérés par les hackers russes.
Une cyberattaque « à l’échelle mondiale »
Storm-2945 profite aussi de l’occasion pour diffuser des logiciels malveillants. Les malfaiteurs affichent de fausses pages de mise à jour Windows sur les ordinateurs de leurs cibles, poussant la victime à télécharger et à installer une série de virus, dont CornFlake, un cheval de Troie qui offre un accès à distance à l’ordinateur infecté, et ChocoShell, un voleur de données qui se spécialise dans le siphonnage de cookies. « Plusieurs variantes ont été diffusées, y compris des chevaux de Troie d’accès à distance Windows complets », affirme le rapport de Microsoft. Au-delà des mots de passe, ce système peut voler des fichiers et permettre à un pirate de détourner et de surveiller secrètement un PC.
La cyberattaque s’est intensifiée dans le courant de l’été après avoir débuté en mai. Microsoft évoque une cyberattaque « à l’échelle mondiale », touchant des hôtels, des centres de conférence, des aéroports, et d’autres lieux proposant du Wi-Fi gratuit. Les pirates ciblent tous les voyageurs professionnels qui se connectent à des réseaux gratuits.
Privilégier les données mobiles aux Wi-Fi peu sécurisé
En ce sens, Microsoft conseille aux utilisateurs de se méfier des réseaux mis à disposition par l’hôtellerie et d’utiliser leurs données mobiles. « Evitez de télécharger des mises à jour logicielles, des certificats, des mises à jour de navigateur, des outils de dépannage réseau ou des utilitaires de sécurité proposés via des portails captifs ou d’autres invités web inattendues », demande l’entreprise. Un réseau privé virtuel (VPN) permet d’empêcher une passerelle Wi-Fi compromise de rediriger les visites Web vers des domaines malveillants.

