L’intelligence artificielle gagne aussi du terrain dans les hôtels… mais l’humain est toujours présent. Oubliez les fantasmes de robots à la réception des hôtels, l’intelligence artificielle travaille d’abord en coulisses pour fluidifier le quotidien. Selon le communiqué, l’étude “Mews Hotelier Survey 2026”, menée auprès de 500 établissements internationaux, révèle que 98 % des gestionnaires ont intégré l’IA à leurs opérations au cours du dernier semestre. L’outil traite désormais plus de la moitié de la charge de travail sur 11 des 19 tâches les plus usuelles du secteur, de la gestion des tarifs à la rédaction de courriels. Pour autant, la machine ne remplace pas le contact : 59 % des sondés insistent pour que la réception et l’enregistrement restent des prérogatives humaines, une conviction d’autant plus forte chez les hôteliers les plus expérimentés avec ces outils.
Un besoin de cadre pour transformer l’optimisme en confiance
Si l’enthousiasme est réel avec 92 % d’hôteliers optimistes quant à l’apport de ces technologies, l’absence de règles formelles reste un point de vigilance. L’enquête indique que 83 % des professionnels font confiance aux algorithmes pour l’aide à la décision, mais que 41 % des structures ne possèdent aucune politique officielle pour encadrer ces pratiques. Comme le précise Wouter Geerts, directeur des études chez Mews, “Plus l’expérience avec l’IA se développe, plus le niveau de confiance augmente”, mais cet essor doit être balisé. En effet, le taux de confiance grimpe à 92 % dans les hôtels ayant défini des directives claires, contre seulement 49 % dans les établissements sans cadre précis.
Cap sur la croissance des revenus et la personnalisation
L’usage de la technologie dépasse désormais la simple recherche de productivité pour devenir un levier de performance financière. Parmi les établissements les plus avancés, 52 % privilégient l’augmentation du chiffre d’affaires via l’IA, devant la réduction des dépenses. Cette approche permet d’observer une hausse des dépenses par client et une meilleure réussite des ventes additionnelles (upsells). Pour Matt Welle, PDG de Mews, le paradigme a changé : “La question n’est plus de savoir s’il faut l’utiliser, mais d’identifier où elle crée le plus de valeur”. Afin de répondre à ces exigences, l’entreprise développe une base technologique permettant aux outils de comprendre le contexte spécifique de chaque hôtel plutôt que de se fier à des moyennes globales.

