« We will RockyPop you » : la promesse arborée par les 96 clés du RockyPop Marseille résume assez bien la philosophie de l’établissement. A l’instar des trois autres adresses de la marque – à Chamonix, Flaine et Grenoble – la nouvelle star marseillaise joue la carte de la culture musicale, du 7e art et du second degré, entre pas de danse et pas de côté. Un hôtel mélomane, qui swingue le Mia entre références geek et pop culture, avec humour et élégance. En témoignent ces vitraux en hommage aux « Saints du Rock » – Jim Morrison, Kurt Cobain entre autres – ou cette salle « Jul », dans un tout autre registre…

L’établissement inauguré fin juillet se revendique « hybride ». Et il est vrai que la nouvelle recrue de la scène hôtelière marseillaise brille par sa polyvalence. Ne serait-ce que grâce à la diversité des types d’hébergement proposés par le RockyPop Marseille. A savoir 96 chambres, studios et appartements, de catégories RockyDuo, RockySupérieure, RockyFamiliale et autre Penthouse, de 1 à 9 personnes, dont plusieurs avec balcon. De quoi répondre aux besoins d’un voyageur d’affaires pour une nuit ou un mois – d’où l’intérêt des coins cuisines -, comme à ceux d’une famille souhaitant arpenter les rues du Panier ou les gradins du Stade Vélodrome voisin. L’hôtel s’impose d’ailleurs maintenant comme un nouveau point de chute pour les personnalités invitées par l’Olympique de Marseille à l’occasion d’un match et/ou d’un événement VIP.

Quand le séminaire se met à chanter

Les responsables du groupe Assas Hotels, maison mère de RockyPop, ont su tirer profit de la configuration de ce bâtiment rénové pendant près d’un an pour transformer cette ancienne résidence Citadines en adresse lifestyle et hybride. L’hôtel touche-à-tout combine aussi des infrastructures business et des équipements moins « studieux » de prime abord. Bornes d’arcade vintage, table de ping-pong et baby-foot, salles de karaoké… « Girls Just Want to Have Fun » assurait Cyndi Lauper… Mais la clientèle affaires a elle aussi mérité un peu de détente. Après tout, quoi de mieux pour souder une équipe que de sublimer ou de massacrer ensemble de grands hits, micro d’argent en main ? « Rassembler et divertir, la devise qui séduit les séminaires » assure la direction de RockyPop.

D’autant que le RockyPop Marseille s’est rapidement imposé comme un point de rendez-vous naturel pour la clientèle locale. Sa localisation n’y est pas étrangère : installé à quelques encablures de la « nouvelle » place Castellane, l’hôtel devient semaine après semaine la « cantine » de nombreuses entreprises alentour. Dans son établissement grenoblois, RockyPop peut déjà s’appuyer à 80% sur la clientèle extérieure à l’hôtel pour garnir ses tables : de quoi inspirer et challenger la direction du nouveau venu marseillais.

Une seule carte, mais trois ambiances pour varier les plaisirs en prenant place dans le corner brasserie et ses 40 places, l’espace Dolce Vita (46 places) ou celui dédié à la Méditerranée (68) : le menu concocté par le Chef Paul Quignon valorise une cuisine de brasserie traditionnelle, enracinée dans le patrimoine local. Et comme Marseille n’a généralement pas à se plaindre des conditions météo, la terrasse sous pergola et le rooftop « camouflé » sur les hauteurs font aussi la différence.

Marseille : une vague de nouveaux hôtels

Ce toit terrasse compte d’ailleurs parmi les nombreux espaces privatisables pour la clientèle entreprise, mais la direction entend l’ouvrir autant que possible au grand public. L’offre MICE du RockyPop Marseille s’appuie surtout sur un espace business de 90 m2 modulable en deux salles, et une salle de sous-commission (24 m2) pour des réunions jusqu’à 8 personnes. Depuis peu, l’hôtel propose aussi un forfait coworking à la clientèle affaires locale ou de passage. Des travailleurs nomades qui seront surveillés naturellement par le visage de Steve Carell, aka Michael Scott dans la série The Office, incontournable trait d’union entre le monde du travail et celui de l’humour, dans la pure veine RockyPop.

Salle de sous-commission

Marseille sera donc – à jamais, forcément – la première grande destination affaires du réseau RockyPop. Mais son fondateur lorgne déjà sur d’autres villes business. Lyon, Lille ou Bordeaux comptent parmi les pistes étudiées par le groupe Assas Hotels. Le cas de Bruxelles en a aussi suscité l’intérêt. En quête d’une nouvelle opportunité, la direction n’en oublie pas pour autant quelques prérequis, des « essentiels » qui restreignent de facto le champ des possibles. Le cahier des charges de la marque ne peut faire l’impasse sur des espaces communs de grande envergure, ni sur un espace extérieur – qu’il s’agisse d’une terrasse ou d’un rooftop. La (re)configuration d’anciennes résidences de type Citadines semble en tous cas correspondre aux besoins structurels de l’enseigne, en y ajoutant une inspiration « MamaShelterienne » toujours porteuse. Reste à souhaiter la même croissance à RockyPop, tout en conservant une identité propre, et un indéniable sens du service, de l’humain et de l’humour, dont les équipes restent les meilleures ambassadrices.