Au sein de ce secteur, les établissements d'hébergement (hôtels et villages de vacances inclus) occupent une place particulière. L'impact de la hausse de la TVA de 9 % à 21 % sur les marges reste incertain. De nombreux hôtels envisagent d'absorber une partie de cette hausse, notamment au premier trimestre, en baissant le prix de base des chambres.

Pour l'ensemble du secteur de l'hôtellerie-restauration (la restauration représente 75 % du chiffre d'affaires), ING prévoit une croissance des volumes limitée, de l'ordre de 1 %. (Note de la rédaction : = chiffre d'affaires des entreprises du secteur de l'hôtellerie-restauration.) Grâce à une amélioration continue du pouvoir d'achat, due à la hausse des salaires et à la baisse de l'inflation, les consommateurs devraient dépenser davantage dans le secteur de l'hôtellerie-restauration en 2026 que l'année dernière.

Une hausse moyenne des prix de 4 % est à nouveau attendue en 2026, malgré la poursuite de la normalisation de l'inflation et la stabilisation des coûts. Cette situation s'explique principalement par la hausse prévue de la TVA sur l'hébergement, qui passera de 9 % à 21 % à compter du 1er janvier 2026. Si cette augmentation est intégralement répercutée, les hôtels et les locations de vacances seront 11 % plus chers qu'en 2025.

Tarifs des chambres plus volatils en raison de la hausse de la TVA

En raison de la hausse prévue de la TVA, le secteur hôtelier s'apprête à traverser une année 2026 incertaine. Sur le marché des affaires, cette hausse devrait être répercutée autant que possible, les entreprises pouvant la récupérer. Le marché des loisirs, plus sensible aux prix et soumis à une forte concurrence, devrait entraîner une plus grande volatilité des tarifs hôteliers. Au premier trimestre 2026, période traditionnellement creuse, de nombreux hôtels absorberont une partie de cette hausse en baissant leur tarif de base. Au second trimestre, les tarifs devront de nouveau augmenter, mais il est difficile de prédire si cette hausse sera pleinement effective. Les hôtels analyseront plus attentivement la concurrence afin d'optimiser leurs tarifs et leurs taux d'occupation. L'année 2026 s'annonce donc volatile et complexe pour les tarifs hôteliers.

Les perspectives du secteur hôtelier restent positives

Selon ING, les perspectives pour l'hôtellerie néerlandaise restent positives. « Bien que l'année 2026 soit incertaine en raison de la hausse prévue de la TVA, nous anticipons une croissance annuelle moyenne de 3 % du nombre de nuitées hôtelières à long terme. Depuis la pandémie de coronavirus, les consommateurs privilégient de plus en plus les courts séjours de dernière minute dans leur propre pays. Et malgré les augmentations de prix de ces dernières années, les clients, tant nationaux qu'internationaux, restent disposés à payer. Par ailleurs, les Pays-Bas gagnent en attractivité comme destination touristique grâce à un climat tempéré, un environnement géopolitique stable et un niveau de service relativement élevé. »

Source et plus d'informations : www.ing.nl/zakelijk/sector/leisure/vooruitzicht-horeca