Au même moment, alors qu'une vingtaine de personnes restent hospitalisées à Bolu, à 35 km de Kartalkaya, la presse turque continuait de faire la liste des négligences qui ont conduit selon elle à ce très lourd bilan, parmi lesquelles l'absence d'alarme incendie.

"Il n'y a aucune excuse pour de tels décès en 2025", a lancé tard mardi Özgür Özel, le chef du CHP, principal parti de l'opposition turque, devant l'imposant hôtel à la façade noircie où les recherches continuent mercredi pour retrouver d'éventuelles victimes, en pleine journée de deuil national.

En cette période de vacances scolaires en Turquie, des familles entières qui séjournaient dans cet établissement de luxe, situé à deux heures d'Ankara et moins de quatre d'Istanbul, ont été décimées. D'autres survivants ont dénoncé dès mardi l'absence d'alarme incendie et de portes coupe-feu dans l'hôtel Grand Kartal. Neuf personnes, dont le propriétaire de l'établissement, son directeur général et un électricien de l'hôtel ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête lancée par le ministère de la Justice, qui lui a assigné six procureurs.

La direction de l'hôtel a présenté ses condoléances et exprimé "sa peine" dans un communiqué publié dans la nuit, assurant "coopérer avec les autorités pour faire toute la lumière sur cet accident". Cet établissement de luxe (plusieurs centaines d'euros la nuitée) était pratiquement plein en ces vacances scolaires d'hiver en Turquie, avec 238 clients enregistrés.