Un homme de 28 ans, vivant en couple en Normandie, a été condamné par le tribunal pour soustraction de mineure. En août 2026, il avait emmené une adolescente de 17 ans, domiciliée à Nogent-le-Bernard (Sarthe), dans un hôtel à Cherbourg (Manche).
Il présente l’adolescente comme sa sœur à sa conjointe
Le rendez-vous avait été fixé dans cette commune, relatent nos confrères de l’Echo Sarthois.
L’homme s’y est présenté à bord d’une camionnette avant de conduire la jeune fille. Tous deux ont passé un court séjour dans une chambre d’hôtel, où ils ont eu des relations intimes.
Après leur passage au sein de l’établissement, l’homme a conduit l’adolescente à son domicile, où il vivait avec sa compagne. À cette dernière, il a présenté la jeune fille comme étant… sa petite sœur.
Les parents de l’adolescente, inquiets de ne plus avoir de nouvelles de leur fille, ont tenté de joindre l’homme qui était parti avec elle. Celui-ci n’a pas répondu aux appels du père et l’a même bloqué.
Le père s’est alors rendu à la gendarmerie. Les militaires ont à leur tour contacté l’homme de 28 ans et lui ont demandé de ramener la jeune fille auprès de sa famille. Il a refusé de s’exécuter.
L’adolescente n’a finalement retrouvé ses proches qu’après l’intervention des gendarmes.
« Il est dangereux »
À la barre du tribunal, le 21 août, le prévenu a contesté les faits qui lui étaient reprochés.
Interrogé sur les appels des gendarmes, il a affirmé ne pas être certain que ses interlocuteurs étaient réellement des militaires.
Pour la procureure, le profil du prévenu est particulièrement préoccupant, d’autant que l’adolescente se trouvait en situation de vulnérabilité et était scolarisée dans un établissement spécialisé.
« Il est dangereux », a estimé la procureure. Elle a requis 15 mois de prison ferme.
L’avocate qui assurait la défense du prévenu a demandé au tribunal de prononcer une peine adaptée, excluant l’incarcération ferme.
Maintenu en détention
Reconnu coupable, l’homme de 28 ans a finalement été condamné à 30 mois de prison, dont 15 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans et 15 mois ferme. Son maintien en détention a été ordonné.
Le tribunal lui a également interdit tout contact avec la victime ainsi que de se rendre dans le village où elle réside.