Le nombre d’établissements en difficulté en augmentation : y a-t-il trop de restaurants sur la Côte d’Azur ?

Le nombre d’établissements en difficulté est en augmentation. Instauration d’un numerus clausus, meilleure valorisation du « fait maison », diplôme obligatoire, parmi les pistes. La hausse des additions pose aussi question. 

Car après un été jugé compliqué pour certains restaurateurs - notamment en raison du pouvoir d’achat des Français en baisse - et confrontés à des critiques grandissantes sur leurs prix, ces professionnels s’inquiètent. Et cherchent des solutions.

L’Azuréen Eric Abhissira est le bras droit de Thierry Marx au sein de l’Umih national. Il est aussi président de l’Umih Nice Azur et Haut-pays et à la tête d’un hôtel et d’un restaurant à Nice. S’il est plus discret que le chef étoilé, il n’en est pas moins inquiet. « Le secteur traverse une crise historique bien réelle » dit-il. Même s’il ne cesse de répéter que « la Côte d’Azur tire son épingle du jeu ».

« Au deuxième trimestre 2025, au niveau national, je n’ai pas les chiffres dans les Alpes-Maritimes, on a une augmentation du taux de défaillance (une entreprise qui n’est plus en mesure de payer ses dettes à échéance) dans l’hôtellerie et la restauration de plus de 21 %, explique-t-il. C’est-à-dire qu’il y a eu 21 % d’établissements en très grande difficulté en plus au 2e trimestre 2025. »