Félicité par les uns, largement critiqué par les autres. Chaque année, depuis 2015, le célèbre Prix Versailles récompense les plus beaux projets architecturaux aux quatre coins de la planète. Un jury international se réunit et dévoile une liste des plus somptueux restaurants, aéroports, musées, campus, gares…

Sans oublier les hôtels. En 2025, ils sont 16 lauréats valorisés, dont deux en France. Outre les résidences à Londres, Singapour, Rome, Dubaï, ou New York, on découvre des représentantes françaises à Paris et à Nice. Pour la capitale, il s’agit de l’Hana, dans le deuxième arrondissement. Sur la Côte d’Azur, place à l’Hôtel du Couvent.

Un établissement qui a ouvert en juillet 2024, après d’importantes rénovations dans l’ancien couvent de la Visitation datant du XVIIe siècle. Un lieu inscrit au titre des monuments historiques et qui est aujourd’hui devenu une maison cinq étoiles installée au pied de la colline du Château. Deux années de travaux ont été nécessaires pour « transformer » l’endroit.

On y découvre une grande place ornée d’orangers dès l’entrée. À l’intérieur, 88 chambres et suites accueillent la clientèle dans des espaces de 23 à 166 mètres carrés. Un style minimaliste se dégage notamment en raison du mobilier, sobre et provençal. Un site idéal pour se ressourcer.

Quant aux services proposés, on retrouve une bibliothèque, une herboristerie, une piscine extérieure, un spa – niché au sein de remarquables thermes à la mode romaine – et trois restaurants. Il nous faut également citer le resplendissant jardin d’un hectare avec un potager dans lequel il est possible de se balader.

Tapage, gênes et vulgarités ?

Mais ce petit coin de paradis très tranquille a le don d’agacer ses voisins. Les riverains – particulièrement au cours d’une récente réunion de quartier, le 1er juillet dernier – ont exprimé leur courroux. Il est reproché aux équipes de l’hôtel une mauvaise entente avec les habitants et l’encombrement de la voirie.

Une résidente par exemple dénonçait un comportement dangereux d’automobilistes, tandis qu’une autre relève l’attitude « agressive » et « vulgaire » de certains salariés. D’autres râlaient à propos des « nuées de voitures privées qui empêcher les riverains d’accéder à leur propre quartier ». Une gronde qui remonte à plusieurs mois désormais.

Des retours entendus par la mairie, à travers Anthony Borré, présent lors de cette assemblée. Le premier adjoint, qui est aussi chargé de la sécurité et de la proximité, clamait vouloir « sévir » à propos de ces nuisances. La beauté peut donc être tapageuse.