« Ce que nous attendons de la direction turque, c'est qu'elle respecte les travailleurs comme le président Erdogan a respecté notre Premier ministre Ousmane Sonko lors de sa visite en Turquie », a-t-il déclaré. Pour le député, l'attitude de la direction est aux antipodes de la considération affichée par Ankara à l'égard de Dakar.
Il dénonce un « harcèlement », un « racisme » et des « violations des droits des travailleurs » devenus, selon lui, une méthode de gestion. Il condamne également les 123 licenciements qu'il qualifie d'abusifs et le non-paiement de salaires depuis deux mois.
Malgré cette situation critique, Sagna salue le sens des responsabilités des grévistes, qui n'ont causé aucun dégât matériel et ont permis le bon déroulement du récent regroupement des Lions du football. « Doolé niani ! », a-t-il lancé, admiratif devant ce qu'il appelle leur "patriotisme d'entreprise".
Le parlementaire s'interroge par ailleurs sur la décision de l'État de confier la gestion du Radisson à une entité déjà responsable d'un autre hôtel voisin, évoquant un conflit d'intérêts manifeste.
« Seule la lutte libère », conclut-il, en promettant de saisir le gouvernement sur ce qu'il considère comme un scandale social et une erreur stratégique de l'État.
