Le groupe hôtelier espagnol Meliá a annoncé, la semaine dernière, mettre fin à l’ensemble de ses activités à Cuba, à cause des "importantes difficultés" qu’il rencontre pour opérer sur l’île, sous la pression croissante des États-Unis. Le mastodonte espagnol peine à exercer ses missions sur l’île castriste, depuis le début des sanctions américaines imposées par l’administration Trump.

30 ans d’affaires à Cuba

Le groupe espagnol est implanté dans plus de 30 pays et dispose de 328 hôtels, dont 34 à Cuba jusqu’ici. Il peut se targuer d’accueillir 23 millions de clients à travers le monde. Installé à Cuba depuis 3 décennies, il jette donc l’éponge et met fin à l’ensemble de ses activités à Cuba.

Cette défection est un nouveau coup dur pour le tourisme cubain. Il s’avère que plusieurs autres annonces ont été faites en ce sens.

C’est à une agonie lente qu’est confronté le pays. Depuis plusieurs mois, dans le contexte de sanctions américaines, l’île se meurt. Son économie est en berne et, avec l’annonce du retrait de Melia, elle plonge un peu plus.

Une économie fragilisée

Investir à Cuba est synonyme de risque financier et c’est le secteur touristique qui ressent le plus fortement les effets de cette situation, depuis le durcissement des sanctions envers l’île castriste, voulu par l’administration Trump.

Depuis la fin du mois de mai, plusieurs autres annonces d’entreprises étrangères de quitter le pays ont été enregistrées. La semaine dernière, comme son confrère espagnol, un autre groupe hôtelier, Iberostar, a annoncé sa décision d’abandonner la gestion de 18 établissements cubains.

Depuis le début de l’année, l’île a perdu, selon les experts, 30 à 50% de ses visiteurs étrangers. Une manne qui disparaît pour les 20 à 30.000 personnes qu’emploie le secteur touristique à Cuba.