La semaine dernière, le 21 juillet dernier, le préfet de La Réunion prononçait la fermeture administrative du Rooftop, du Balcon et du Nomad, à Saint-Gilles. Trois établissements qui présentaient, selon les services de l'État, "des non-conformités majeures et multiples en matière de sécurité des personnes".
Des fermetures pas toujours liées à l'hygiène
Dimanche dernier, un autre restaurant de Saint-Leu avait été contraint de fermer ses portes. Lors d'un contrôle, les autorités avaient constaté de graves manquements aux règles d'hygiène. Il est le dernier d'une liste de près de 12 établissements fermés administrativement depuis le début de l'année à La Réunion. Si l'hygiène est souvent en cause, ce n'est pas le seul motif.
« On a assisté ces derniers mois à de nombreuses fermetures administratives pour des raisons différentes. Des raisons de sécurité, notamment par rapport à la sécurité incendie ou des règles d'évacuation. C'est vrai également que ce qui s'est passé à Crans-Montana en Suisse a entraîné des contrôles beaucoup plus stricts de la part des services de l'État. »
Patrick Serveaux, président de l'Union des Métiers de l'Industrie et de l'Hôtellerie - Réunion
Le reportage de Réunion La 1ère :
Les établissements de l'Ouest souvent inspectés
Mardi dernier, trois établissements de Saint-Gilles, mêlant restauration et soirées festives, ont à leur tour été contraints de fermer. Les services de l'État ayant constaté plusieurs manquements en matière de sécurité. L'un des gérants avait d'ailleurs réagi dès le lendemain sur notre antenne radio.
« On avait déjà entamé des démarches et des actions de correction en sollicitant des professionnels pour se mettre aux normes qu'on nous a indiquées verbalement. Et dès qu'on aura rempli ces conditions, on sollicitera à nouveau l'ouverture de l'établissement pour reprendre une activité normale et surtout assurer la pérennité des salaires et de l'activité. »
Le gérant d'un des établissements fermés
L'Ouest concentre à lui seul les trois quarts des fermetures que nous avons recensées depuis le début de l'année et Saint-Paul est de loin la commune la plus touchée, notamment sur le secteur de Saint-Gilles. Plusieurs commerçants déplorent un changement d'âme de la station balnéaire.
« Saint-Gilles c'est noctambule ! Il y avait toute l'île, toute La Réunion, qui descendait dans l'Ouest et notamment sur Saint-Gilles pour le soir, le week-end. On est malheureusement en train de tourner une page. Saint-Gilles n'est plus Saint-Gilles et c'est fort dommage. »
Roxanne, commerçante
Le travail illégal ou encore le trafic de stupéfiants font aussi partie des autres motifs relevés par les autorités cette année. Autant d'infractions pouvant entraîner une fermeture administrative dont la durée varie selon les situations.