La réduction de la capacité hôtelière à Bora Bora ne passe pas inaperçue dans le paysage économique de l'île, a souligné dans notre matinale radio Rainui Besineau, président du comité du tourisme de la perle du Pacifique : « quand tu as deux gros hôtels de la place qui réduisent la capacité, c'est pas rien ». Le Conrad a notamment diminué sa capacité d'accueil pour entamer une extension de l'hôtel sur le motu To'opua, tandis que le Thalasso a également fermé une partie de ses villas. Ces décisions impactent directement les chiffres globaux de la destination.

L'usure post-Covid

Outre une météo défavorable en novembre et décembre, les établissements paient le prix d'une exploitation intensive. « Je pense aussi que les hôtels ont souffert de cette activité intense pendant les 4-5 dernières années », a expliqué Rainui Besineau, précisant qu'ils sont désormais « dans l'obligation de rénover les hôtels et de les mettre au niveau qu'il faut ». Cette pause technique pourrait également traduire une anticipation prudente de la tendance pour l'année 2026.

"Se bouger"

Pour compenser ce ralentissement, la stratégie s'oriente vers une diversification de l'accueil. L'objectif est de se concentrer sur les établissements restés ouverts ainsi que sur les « meublés de tourisme qui sont là » pour « récupérer en tout cas la clientèle qui ne peut pas se loger ailleurs ». L'heure est à la vigilance et à l'action car, selon Rainui Besineau, « il va falloir effectivement qu'on analyse bien les chiffres et que on se bouge pour garder notre place ».