Alors que le mois de mai est particulièrement attendu par le secteur de l'hôtellerie, le nombre de réservations ne cesse de baisser depuis le début de la crise du carburant. "C'est très calme depuis début mars. Pour le mois d'avril, on est très pessimiste. On n'a aucune visibilité", soupire Sylvie Vignault, présidente des Gîtes de France des Deux Sèvres.
Dans le marais poitevin, certains vacanciers ont déjà réservé leur excursion en bateau. Mais Manuel Mercier, gérant des embarcadères Cardinaud à Magné, reste très prudent. "Ce qui m'inquiète, c'est que les visiteurs ne se déplacent pas jusqu'à chez moi à cause du prix du carburant. C'est pareil pour les groupes, qui viennent en autocar", explique le batelier. Dans l'incertitude, il a donc décidé de réduire la voilure. "J'ai réduit mon personnel et je vais continuer à m'adapter, en fonction des chiffres de ces prochaines semaines", poursuit Manuel Mercier.
Depuis quelques années, certains misent donc plutôt sur la clientèle de proximité : moins de kilomètres à parcourir, donc moins de carburant.C'est le cas du Domaine de Dienné, près de Poitiers. Stéphanie Brunet est à la tête du parc de vacances. "On a revu nos campagnes de communication notre communication. Sur les réseaux sociaux, on a recentré sur deux heures autour de chez nous. C'est vrai qu'on va avoir plus de facilité à faire venir des gens près de chez nous, plutôt que des gens de l'autre bout de la France", souligne-t-elle.
