Nommé guide suprême de l’Iran le 8 mars à la suite de son père tué le 28 février par des frappes américaines, Mojtaba Khamenei serait aussi à la tête d’une vaste fortune constituée notamment de biens immobiliers de luxe en Europe, malgré les sanctions occidentales contre l’Iran. Le religieux de 56 ans, sous sanctions américaines depuis 2019, n’apparaît jamais dans les registres immobiliers et autres documents consultés par des médias internationaux, au contraire d’un financier iranien présenté comme un homme de paille. Ce dernier, Ali Ansari, détient des propriétés à Londres, Francfort, Kitzbühel ou Dubaï, à travers un réseau complexe de sociétés écrans basées au Luxembourg, en Autriche, ou à Saint-Kitts-et-Nevis dans les Caraïbes.
Sous sanctions britanniques depuis octobre 2025, Ansari aurait ainsi accumulé un empire immobilier de quelque 400 millions d’euros (364 millions de francs) en Europe, selon le Financial Times. Londres semble une de ses destinations privilégiées, où son portefeuille immobilier dépasserait les 110 millions de francs, d’après Bloomberg, qui a enquêté pendant un an sur le sujet et affirme que l’argent derrière ces investissements viendrait de la vente du pétrole iranien, selon des sources proches de ces transactions.
