Elles ont décrit un schéma répété, de faits de dénigrement, de volonté de contrôle et de jalousie excessives, évoquant « l’emprise » que Jean Imbert avait sur elles. Si certaines avaient choisi de témoigner à visage découvert, d’autres sont restées anonymes. Mais au moment de ces révélations, tous les regards étaient d’ores et déjà tournés vers Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, avec qui le chef Jean Imbert a été en couple de 2013 à 2014. 

La jeune femme ne s’était pas exprimée publiquement sur le sujet, jusqu’à aujourd’hui. Ce jeudi 19 août, Alexandra Rosenfeld a confirmé dans une publication Instagram être Éléonore, la femme qui se cachait derrière l’un des pseudonymes attribués aux ex-compagnes de Jean Imbert ayant témoigné dans l’enquête de ELLE.

« Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra, et maintenant je parle »

« On m’a appelée Éléonore. C’était un faux nom mais ce que j’ai dit était vrai. Je suis revenue pour soutenir celles qui sont devenues des amies. Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra, et maintenant je parle », a-t-elle écrit, sans nommer Jean Imbert néanmoins.

« Il y a plus de dix ans, j’étais avec quelqu’un. Il m’a mis un coup de tête, une fois. Mais bizarrement ce n’est pas ça qui m’a marquée. Ce qui m’a abîmée, c’était tout ce qu’il y avait autour. Le mépris, les rabaissements, les silences, les mots parfaitement placés pour me faire douter de moi, de ma valeur. (…) Ce que j’ai vécu c’était de la violence », a-t-elle poursuivi.

« Quand j’ai essayé d’alerter, de parler, j’ai vu les regards se fermer »

« C’était lent, insidieux… l’emprise. Je ne savais même pas que ça s’appelait comme ça. Je croyais que le problème c’était moi. Je suis restée parce que je l’aimais. J’ai réussi à partir quand il s’est tourné vers une autre. Je ne servais plus à rien, il m’a enfin laissée partir. Quand j’ai essayé d’alerter, de parler, j’ai vu les regards se fermer je suis devenue l’ex jalouse ». Et de poursuivre : « J’ai d’abord refusé de parler parce que j’avais dépassé tout ça. Mais je savais qu’elles (les autres femmes qui ont pris la parole, NDLR) risquaient de ne pas être crues. Après une grande réflexion j’ai dit oui, pas contre lui, pas par vengeance, mais pour elles. Pour nous. »

L’ex Miss souligne qu’aucune poursuite pénale n’est engagée contre Jean Imbert : « Il n’y a pas de plainte, pas de procès, c’était il y a plus de dix ans et même si j’ai toujours cette radio (celle de son nez cassé, NDLR), ce qui nous a abîmées ne se voit pas, alors comment le juger…