Ameur Mansouri, trafiquant de drogue recherché depuis treize ans, a été arrêté à Paris jeudi soir. Il était sous surveillance de la police. Ameur Mansouri, trafiquant de drogue français surnommé «l’insaisissable», a été arrêté jeudi soir dans le XVe arrondissement de Paris, piégé par les embouteillages, d'après «Le Parisien». Samedi, on apprenait par France Info qu'il s'agissait en réalité «d'un embouteillage artificiel créé par la police» qui a permis de mettre la main sur ce gros poisson du narcotrafic en cavale depuis treize ans.

Âgé de 49 ans, il était suivi de près depuis plusieurs jours par la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Versailles. L’homme, qui revenait ponctuellement en France pour régler ses affaires et voir sa famille, a été interpellé sans résistance alors qu’il circulait avec de faux papiers.

Un hélico détourné entre le Maroc et l’Espagne

Né à Paris, Ameur Mansouri avait bâti sa réputation dans les années 90, devenant l’un des dix trafiquants les plus recherchés par l’Office central antistupéfiants (Ofast). Il doit exécuter deux peines lourdes de prison, prononcées en 2017 et 2023, pour trafic de stupéfiants et séquestration.

Sa condamnation la plus récente datait de décembre 2023. Il avait écopé de quinze ans de prison, assortis d’un million d’euros d’amende. Cette procédure faisait suite à une enquête ouverte après la plainte d’un pilote concernant le détournement d’un hélicoptère, utilisé pour l’importation de 740 kilos de résine de cannabis entre le Maroc et l’Espagne, rappelle «Le Parisien».

Entre le Maroc, Dubaï et l'Espagne

En parallèle, Ameur Mansouri avait été condamné en octobre 2017 à neuf ans de prison pour une autre affaire d’importation de 569 kilos de cannabis, destinés à des relais situés en région parisienne. Une enquête distincte de la brigade des stupéfiants avait également permis de relier son réseau à la découverte de plus de 322 kilos de cannabis dans un box de Vincennes en 2019. Ces multiples affaires illustraient l’ampleur de son rôle dans les filières internationales de drogue, qu’il dirigeait depuis l’étranger.