Des engins explosifs ont été découverts dans l’édifice et l’incident a fait au moins une victime selon les forces de l’ordre. Celles-ci enquêtent sur un éventuel lien avec la Fête de la Bière, qui a fait savoir sur son site qu’elle « restera fermée provisoirement jusqu’à 17 heures (heure locale) en raison d’une alerte à la bombe liée à une explosion dans le nord de Munich ». Depuis, le maire de Munich Dieter Reiter a fait savoir sur Instagram que les festivités allaient reprendre à partir de 17h30, après le « feu vert » de la police.
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« D’après les premiers éléments de l’enquête, l’immeuble résidentiel (dans le nord de la ville) a été incendié après un conflit familial », a indiqué la police qui précise qu’un blessé avait été retrouvé, mais est décédé entre-temps. Une personne est portée disparue, mais n’est pas jugée dangereuse par les forces de l’ordre.
Une lettre du suspect et un sac d’explosifs retrouvés
Le lien avec l’Oktoberfest a été fait à cause d’« une lettre de l’auteur présumé » de l’explosion qui comprenait une « alerte à la bombe », indique l’agence américaine Associated Press. Des menaces qui ont nécessité l’intervention de la police dans « le parc des expositions à la recherche d’autres engins explosifs ». Les employés de la Fête de la Bière ont également été invités à quitter les lieux.
Des engins ont depuis été retrouvés « dans le sac à dos » d’un Allemand décédé, qui est l’auteur présumé de l’incendie. « Dans le cadre de l’enquête, une lettre écrite par le suspect a été trouvée à proximité du lieu du crime. Elle contenait une menace non spécifique d’attentat à l’explosif en référence à l’Oktoberfest », a également précisé la police bavaroise dans un communiqué.
Concernant le « conflit familial » évoqué plus tôt par la police, il a depuis été précisé que la mère et la fille du suspect ont été blessés. Tandis que l’auteur présumé de l’incendie s’est « suicidé », selon les premiers éléments de l’enquête.
Cet évènement annuel culte a déjà été la cible d’une attaque il y a 45 ans. En septembre 1980, 13 personnes avaient été tuées et plus de 200 blessées par une bombe déposée par le militant néonazi Gundolf Köhler. Il s’agit de « l’attentat d’extrême droite le plus meurtrier » en Allemagne depuis 1945, comme le rappelle La Croix.