e divorce s'annonce tendu entre Julien Cohen et Karen Ohana-Cohen. L'acheteur d'Affaire conclue a exposé dans Le Parisien la bataille juridique dans laquelle l'ancien couple est engagé. Sa femme, assure-t-il, « n'a jamais géré mais elle a toujours été actionnaire à 50 % de mes entreprises ». Selon lui, « alors qu'elle pourrait toucher la moitié du prix de chaque vente, elle refuse des ventes immobilières sur lesquelles on était associés ».
« Elle veut me faire tout perdre », résume-t-il, dont l'hôtel du Relais fleuri, dans l'Yonne, alors que, selon lui, Karen Ohana-Cohen est une « Parisienne oisive » qui « exècre […] la campagne ».
Depuis juillet, l'épouse aurait repris « le contrôle des lieux », se séparant de la directrice pour « fautes graves » et de 17 employés. Aujourd'hui, l'entrée est condamnée, l'hôtel n'est plus disponible à la réservation en ligne mais six employés occupent les lieux. Selon Le Parisien, Julien Cohen aurait « demandé au tribunal de commerce d'Auxerre la nomination d'un administrateur judiciaire ».
Comme le préciseIci Auxerre, Julien Cohen est actionnaire de l'établissement, dont il a confié la gestion à Karen Ohana-Cohen peu avant qu'une procédure de divorce ne soit engagée. Il souhaite aujourd'hui « récupérer la gestion de l'hôtel et redonner leur travail aux salariés ». Des employés qui ont dénoncé leur mise à pied auprès des prud'hommes d'Auxerre. Une audience est prévue le 25 septembre.
« Il coupe tout »
Karen Ohana-Cohen assure, quant à elle, craindre des « représailles », et accuse à son tour son ex-conjoint : « Il coupe tout, une chose après l'autre. Mon salaire, le loyer, l'assurance de la voiture, l'abonnement télé, l'électricité… »
Au milieu des démêlés du couple, c'est aussi la scission parmi les employés. Certains ont décidé de porter plainte pour harcèlement contre Julien Cohen, évoquant notamment une « peur de ses réactions » et un management toxique de la part du brocanteur. Le parquet d'Auxerre a ouvert une enquête. D'autres, selon Le Parisien, se mobilisent pour l'antiquaire de France 2 à la faveur d'un groupe WhatsApp baptisé « Team Julien ».
Karen Ohana-Cohen avait de son côté porté plainte contre son mari à Paris pour des faits de violences. L'action en justice avait été classée sans suite. Elle vient toutefois de demander au tribunal une ordonnance de protection. « Aujourd'hui, c'est une femme qui a peur, qui a besoin de s'exprimer et qui a besoin d'être crue : elle subit depuis des années un véritable contrôle coercitif dont elle veut aujourd'hui se défaire », déclare son avocate, Me Isabelle Pinto.