Les vacances de Jacqueline et Colin Timson au Cap-Vert, en juillet 2024, ont tourné au drame. Ce couple britannique séjournait au complexe hôtelier Riu Funana, sur l’île de Sal, lorsque l’homme de la famille, 74 ans, est tombé gravement malade. Victime d’une gastro-entérite aiguë, il est décédé quelques heures après son hospitalisation des suites d’un choc septique, de déshydratation et d’une hémorragie digestive.

Également malade, Jacqueline, 69 ans, a survécu mais s’est retrouvée seule pour gérer les suites du décès. Faute d’avoir une assurance voyage couvrant les frais de rapatriement et en raison des coûts élevés demandés pour ramener le corps au Royaume-Uni, elle a été contrainte d’enterrer son mari sur place, dans une tombe anonyme. « Le plus dur, c’est que je n’ai même pas pu ramener ses cendres auprès de moi. Il repose désormais dans une tombe anonyme, seul, à des milliers de kilomètres de sa famille », a-t-elle déclaré, deux après les faits, auprès des médias britanniques.

Aujourd’hui, Jacqueline met en cause les conditions d’hygiène de l’hôtel. Elle affirme que certains plats étaient insuffisamment cuits et servis tièdes. Elle affirme également que les toilettes situées près de la piscine étaient, selon elle, « pleines de cafards morts ».

Jacqueline Timson fait partie des quelque 2.500 touristes britanniques représentés par le cabinet d’avocats Irwin Mitchell dans une action en justice. Tous affirment avoir été victimes de graves infections gastro-intestinales lors de séjours au Cap-Vert. Dix autres familles qui ont perdu un proche après des troubles similaires se sont également jointes à la procédure.

Contacté par les médias britanniques, le voyage Tui, qui a organisé les séjours des victimes potentiels, a présenté ses condoléances aux personnes ayant perdu un proche : « Comme nous le ferions pour toute famille confrontée à un incident grave ou à un décès lors d’un voyage avec nous, les représentants locaux de Tui ont offert soutien et assistance sur place au moment des faits ». Tui affirme ne pas avoir été mis au courant d’une éventuelle démarche en justice.