« Fleur de Loire va rester en activité. » Après une longue nuit où il a peu dormi, le chef étoilé Christophe Hay déambule dans la partie spa de son établissement de prestige, Fleur de Loire à Blois, lundi 1er septembre 2025.
Les murs noircis racontent la violence de l’incendie qui a touché, dimanche 31 août 2025, l’aile droite du complexe situé quai Villebois-Mareuil. Près de dix engins des pompiers ont été mobilisés dès 18 h 30 alors que la fumée blanche montait dans le ciel blésois. Le sinistre n’a pas fait de blessé et, assure Christophe Hay, n’a pas impacté la partie hôtellerie et restauration des lieux.
« Merci aux pompiers qui ont été très efficaces et très rapides », a-t-il salué, lundi matin, alors que les entreprises (électricité, alarme, etc.) s’affairaient pour faire le point sur la situation. Interrogé par La Nouvelle République, le chef doublement étoilé estime que le feu est parti « de la résistance du sauna ». Le feu a endommagé tout l’espace spa : cabines de soin, piscine, etc.
Des chambres « intactes »
Passé la désolation lorsqu’il a été appelé dimanche soir pour rejoindre les lieux, ouverts en 2022, Christophe Hay relativise. « Les deux restaurants vont continuer à tourner : Amour Blanc est dans une partie séparée. Et le restaurant deux étoiles, qui était en vacances, va rouvrir normalement mardi midi pour le déjeuner », souffle-t-il, heureux de compter sur des « fidèles locaux » et ému par l’importante vague de « soutien et de messages reçus ».
Concernant l’hôtel, le bâtiment a été aéré « toute la nuit » pour évacuer un maximum de fumée. « Toute la partie linge va être évacuée. Les chambres restent intactes. » Reste désormais à « isoler » l’aile du spa pour maintenir l’activité sur les autres. « La bâtisse a été hyper résistante et robuste. »
Les travaux pour retrouver un nouvel espace spa s’annoncent longs alors que la saison 2025 était « très belle. L’hôtel était plein. C’est très dur pour nous. Mais on a déjà débloqué des fonds avec l’assurance pour des devis. On ne peut pas laisser comme ça la maison mourir », lance-t-il, déterminé. Du côté de l’enquête, les constatations effectuées dimanche soir par les policiers viseront à confirmer, ou non, l’origine accidentelle du sinistre.


