« Est-ce qu’il y a des Iraniens ici ? » Amal se réveille paniquée, prend l'ascenseur et s’empresse d’interroger la réceptionniste d’un hôtel de Ras Beyrouth. La nuit a été rude, une fois de plus. Une frappe israélienne a visé la chambre d’un hôtel de standing, le Ramada, situé quelques minutes à pied du sien. Selon les premières informations, des membres du Corps des gardiens de la révolution (CGRI) qui y logeaient auraient été la cible. « Non, il n’y a pas d’Iraniens chez nous », lui répond l’employée au comptoir. Une explication qui ne la convainc pas totalement. En fuyant son appartement à Chiyah, la jeune femme se croyait hors de danger dans l’hôtel, dont le prix de la nuitée est plutôt élevé. Mais le répit a été de courte durée.
