Il pensait bien faire, il a vite déchanté. Comme le rapporte le Corriere di Bologna, les faits remontent à 2021. Le propriétaire d’un hôtel situé dans le centre-ville de Bologne (Italie) accueille ses beaux-parents, venus d’Ascoli. Pour leur faire plaisir, il les installe dans l’une des chambres de son établissement.

Mais dès le premier jour, le séjour prend une tournure inattendue. La belle-mère trébuche sur un tapis dans la chambre et chute. Elle se blesse grièvement à la cheville. Son mari prévient leur fille et son compagnon, qui viennent lui porter assistance. De la glace est appliquée pour limiter le gonflement, mais la douleur persiste.

Fracture de la malléole

Elle se rend finalement aux urgences, où les médecins diagnostiquent une fracture de la malléole. Un plâtre est posé et elle doit rester sans marcher pendant 30 jours. Quelques mois plus tard, le 2 décembre, elle retourne à l’hôpital : les médecins lui annoncent qu’elle est guérie. Tout aurait pu s’arrêter là…

Pourtant, la belle-mère n’a pas digéré sa chute. Elle décide de poursuivre son gendre en justice. Aucun accord à l’amiable n’est trouvé et l’affaire est portée devant les tribunaux. À l’audience, le propriétaire de l’hôtel affirme que la chute est due à la négligence de la victime, estimant que le tapis était visible et facilement évitable.

Le propriétaire de l’hôtel condamné

Mais, selon l’article 2051 du Code civil italien, « chacun est responsable du dommage causé par les choses qui lui appartiennent ». Le tribunal estime donc que la responsabilité incombe bien au propriétaire de l’hôtel, qui devra indemniser la victime. Le gendre a été condamné à verser 25 000 € à sa belle-mère, une décision qui risque de laisser des traces dans la famille.