Tribunal allemand a reçu une compensation touristique pour l’impossibilité d’utiliser les chaises longues dans la station balnéaire de Kos. Désormais, les hôtels changent les règles : La « guerre des serviettes » devient un risque juridique.
« La guerre des serviettes » dans les stations balnéaires méditerranéennes, a reçu de manière inattendue une suite légale. Après la décision du tribunal dans Hanovrequi s’est rangé du côté du touriste allemand, les hôtels et les voyagistes ont commencé à réviser les règles d’utilisation des chaises longues. Une scène estivale ordinaire – une serviette sur un transat vide à six heures du matin – peut désormais coûter de l’argent réel à une entreprise.
C’est une question d’affaires David Eggert, pilote allemand de 48 ansqui était en vacances avec sa famille sur l’île Cos. Selon Le gardienle touriste a payé plus 7000 euros pour des vacances, mais presque tous les jours j’ai rencontré le même problème : les chaises longues au bord de la piscine étaient « occupées » par des serviettes à l’avance, alors que leurs propriétaires étaient souvent absents.
Selon Eggert, il devait se lever 06h00pour essayer de trouver des places disponibles pour la famille. Cependant, comme il l’a affirmé, à cette époque, tout était question de 400 chaises longues étaient occupés avec les serviettes. Les gens pouvaient dormir dans les chambres, aller en ville ou ne pas utiliser les transats du tout, mais formellement, l’endroit était déjà considéré comme « réservé ». Un merveilleux sommet de civilisation : un homme a inventé un complexe pour se détendre, puis un réveil à six heures du matin pour se battre pour une chaise longue en plastique.
Le tribunal a reconnu le problème comme faisant partie de vacances gâchées
Tribunal de grande instance de Hanovre a jugé que la situation des chaises longues était devenue un défaut du service touristique. Le tribunal a ordonné au voyagiste TUI Allemagne verser une indemnité à la famille d’un montant 986,70 euros. Auparavant, l’entreprise était déjà revenue au tourisme 350 eurosmais le tribunal a estimé que cela n’était pas suffisant.
Comme il l’écrit Euronews Voyagela décision du tribunal pourrait envoyer un message important aux stations balnéaires : si un hôtel promet à ses clients l’accès aux installations, il doit non seulement fournir des chaises longues, mais également prévoir des règles raisonnables pour leur utilisation. Sinon, la commodité n’existe que dans les photographies publicitaires et non dans la réalité.
Au cours du procès, le tribunal a reçu des enregistrements vidéo montrant des rangées de chaises longues vides occupées par des serviettes. Le tribunal n’a pas exigé que chaque invité ait la garantie d’une chaise longue séparée, mais a déclaré que le nombre et la disponibilité des chaises longues doivent correspondre à la demande réelle et que les règles interdisant les « réservations de serviettes » doivent être appliquées, et pas seulement suspendues pour le spectacle.
Les hôtels introduisent de nouvelles règles
Après cette affaire, l’industrie du tourisme a commencé à s’intéresser davantage au problème. Selon les médias britanniques et européens, certaines stations balnéaires introduisent ou renforcent déjà des règles contre la « capture » précoce des transats. Les mesures comprennent des chaises longues pré-attribuées lors de l’enregistrement, des contrôles réguliers de la zone de la piscine et le transfert des objets abandonnés au bureau des objets trouvés si une chaise longue reste vide pendant une longue période.
Dans certains hôtels de France, Chypre Et Grèce Les transats et parasols sont numérotés et répartis en fonction du nombre d’invités ou de familles. Ce système semble moins romantique, mais il élimine la course matinale aux serviettes, dans laquelle les vacanciers se transforment soudainement en participants aux Jeux olympiques légèrement habillés pour un petit égoïsme quotidien.
Les hôteliers sont désormais contraints de prendre en compte non seulement le confort des clients, mais aussi les risques juridiques. Si le client peut prouver que le service indiqué n’était effectivement pas disponible en raison de l’inaction de la direction, le voyagiste ou l’hôtel peut faire face à des demandes d’indemnisation.
Pourquoi est-ce important pour la Grèce
Pour Grèce cette histoire est particulièrement sensible puisqu’il s’agit de vacances Koséet les stations balnéaires grecques reçoivent chaque saison des millions de touristes européens. Pendant la haute saison, la lutte pour les transats au bord des piscines et sur les plages fait depuis longtemps partie du folklore de la station. Mais maintenant, ce folklore a reçu un précédent judiciaire, bien qu’allemand.
Ce n’est pas seulement une question de confort. Pour les tour-opérateurs et les hôtels, c’est une question de qualité de service. Si un touriste achète un forfait vacances coûteux dans un hôtel avec piscines, parasols et chaises longues, il est en droit de s’attendre à pouvoir les utiliser sans se réveiller à six heures du matin et sans courir partout avec une serviette à la main. Sinon, « tout compris » commence à ressembler étrangement à « tout occupé ».
Un touriste allemand a prévenu que cette décision pourrait ouvrir la voie à de nouvelles plaintes au cours de l’été. Et il a probablement raison. Il suffit qu’un vacancier ait gain de cause pour que d’autres commencent à examiner de plus près les termes du contrat, les photographies des brochures publicitaires et le comportement de l’administration de la piscine.
Commentaire éditorial
L’histoire des chaises longues n’est drôle qu’à première vue. En fait, cela montre une vieille maladie du tourisme : les hôtels vendent une belle image, mais ne gèrent pas toujours la réalité qu’ils ont eux-mêmes promise. Si les transats ne sont disponibles qu’officiellement et que ceux qui se sont levés avant tout le monde et ont jeté l’éponge peuvent les utiliser, il ne s’agit plus d’un service, mais d’une version de villégiature de l’auto-capture.
La décision du tribunal de Hanovre rappelle aux hôtels une chose simple : les règles doivent fonctionner. S’il est interdit d’occuper les chaises longues avec des serviettes, l’administration est tenue de contrôler cela. Sinon, le prochain touriste peut également décider que les vacances sont gâchées et qu’une serviette sur un transat vide n’est pas une tradition, mais une base d’indemnisation.