Fin des vacances et retour de la grève, en vigueur dans 40% des 13 établissements ayant déposé un préavis. Les revendications principales concernent la cherté de la vie et donc la revalorisation des salaires, ainsi que la prime "service charge" de 5 à 6%. Le harcèlement et les conditions de travail sont également dans le viseur des syndicats.

Selon Atonia Teriinohorai, secrétaire général du syndicat "O oe to oe rima", « une prime a déjà été négociée dans en 2006-2007 et c'est une bonne chose pour l'ensemble des salariés aujourd'hui, qui a 5%. On demande à faire évoluer jusqu'à 6%. Il y a d'autres hôtels qui ont obtenu les 6% nous avons discuté avec les hôteliers. »

13 préavis de grève ont été déposés en même temps pour dénoncer les souffrances au travail. « Le harcèlement, c'est souvent ça qui revient. On a mis des comités d'hygiène en place pour essayer de surveiller tout ça et c'est chose faite, mais le travail n'est pas terminé. On ne dépose pas un préavis comme ça, c'est à la demande des salariés, vu leurs souffrances au travail c'est pour cela » souligne le syndicaliste.

Concernant la revalorisation des salaires et de la prime, Atonia Teriinohorai assène que « c'est primordial pour les salariés. Parce qu'on sait que l'hôtellerie, c'est un des secteurs qui est mal payé. La disparité entre les salaires des cadres qui arrivent de métropole nous, on ne veut plus que ça reste comme ça. »

Le secrétaire général précise également que dans la soirée du 19 août, « des accords ont été portés, il reste encore d'autres entreprises, on va dire 40% sont en suspens. Tous les hôtels de Moorea c'est en bonne voie, mais c'est Bora Bora qui est un peu bloqué. » Le bureau envisage de se rendre à Bora Bora pour participer aux négociations.