Arborant un surprenant sourire dans le box des prévenus au moment d’être jugé, ce mercredi 12 novembre, selon la procédure de comparution immédiate, un Nantais, âgé de 25 ans et sans profession, n’a finalement prononcé que ces mots : « Je demande un délai pour préparer ma défense ». Car il sait que c’est un droit qu’il peut utiliser, en espérant ainsi échapper à un retour en prison dont il était sorti à la mi-septembre, sous le régime de la semi-liberté.

À son casier judiciaire figurent cinq condamnations pour des violences, vols, refus d’obtempérer et usages de stupéfiants. Cette fois, il lui est reproché des faits d’évasion, de vol d’une voiture en entrant dans une propriété à Saint-Avé, la conduite de cette voiture sans permis, qui lui avait été annulé, et d’usage de cannabis. Tout ceci aurait été commis entre le 21 octobre et le dimanche 9 novembre, date de son arrestation par les gendarmes dans un hôtel à Plescop.

Le prévenu maintenu en détention

« Ce vol me cause des conséquences importantes dans le cadre de ma profession. Selon toute vraisemblance, ma voiture a été ramenée à Nantes mais je ne l’ai jamais récupérée. Je sais seulement qu’il aurait arraché mon GPS pour échapper à un éventuel traçage », a expliqué la victime, un infirmier libéral du pays vannetais.

En attendant le procès, qui a été renvoyé au 20 janvier 2026, le procureur a demandé le maintien en détention provisoire du prévenu « car il y a un risque de réitération, à la lecture de son casier, et car il a commis ces faits alors qu’il était sous le régime de la semi-liberté » Mercredi, le tribunal a décidé de suivre les réquisitions.