oc-tac. Poc-tac. Ce bruit, c’est celui d’une balle heurtant une raquette pleine, suivi d’un rebond contre une paroi vitrée. C’est ce son-là que les résidents proches des terrains de padel du Trianon Palace Waldorf Astoria entendent, «non-stop de 9 heures à 22 heures», nous assure l’un d’eux. De loin, ces terrains («pistes», pour les puristes) paraissent bien dissimulés au fond du parc, au milieu des chênes, des pins et des hêtres. Seul le poc-tac semble trahir leur présence. Mais il suffit de s’approcher de l’écho pour découvrir d’immenses structures métalliques. Ces dernières ont phagocyté en décembre 2024 des terrains de tennis. Depuis, elles sont au cœur d’un bras de fer opposant la ville de Versailles au maître des lieux.
Le 22 janvier dernier, la cour d’appel de Versailles a tranché : les trois terrains de padel du Trianon Palace constituent des constructions illégales. Le propriétaire, Michel Ohayon, a désormais trois semaines pour démonter les terrains.
