Cette nuit à l’hôtel a marqué les esprits… et le pied de cet aviateur. En formation professionnelle à Denver (États-Unis), il séjournait au Sheraton Denver Downtown Hotel, rapporte le New York Post.

Il était environ 2 h 30 du matin lorsqu’il a été réveillé par un vacarme. « Imaginez que vous dormiez dans une chambre d’hôtel, que vous vous réveilliez et que vous voyiez des chauves-souris voler partout. C’est effrayant, raconte son avocat, qui poursuit, Il les a entendues voler, il s’est réveillé, puis il les a vues. »

Un trou dans la climatisation

Le client a immédiatement prévenu le personnel de l’hôtel, qui est intervenu et est parvenu à faire sortir les chauves-souris. Aucune autre chambre ne lui a toutefois été proposée. Il a également remarqué un trou au niveau de la climatisation, par lequel les animaux semblaient entrer.

Pour éviter une nouvelle intrusion, il a bouché l’ouverture avec une serviette. Rassuré, il s’est rendormi, sans savoir qu’une chauve-souris était encore présente dans la chambre.

Le service de contrôle des animaux a finalement été appelé pour capturer le dernier animal. Le client a ensuite été informé que plusieurs chauves-souris retrouvées dans le secteur avaient été testées positives à la rage et qu’il valait mieux consulter un médecin. C’est seulement à ce moment-là qu’il s’est aperçu qu’il avait été mordu au pied.

De retour chez lui, à Anaheim, il a dû suivre une série d’injections antirabiques, pour un coût total estimé à 100 000 dollars (environ 87 000 €), selon son avocat.

« Est-ce que je vais mourir ? »

Père de famille, il a cru que sa vie était en danger : « Il pensait qu’il avait peut-être la rage, alors il avait peur. Il se disait : “Est-ce que je vais mourir ? Est-ce que je vais laisser ma femme et mon enfant sans père ?” »

Depuis, ses nuits à l’hôtel ne sont plus les mêmes. « Chaque fois qu’il entre dans une chambre d’hôtel, il est toujours un peu nerveux. Il regarde sans cesse autour de lui, à la recherche d’ouvertures, en essayant d’imaginer comment un animal, quel qu’il soit, pourrait s’introduire dans sa chambre. »

L’aviateur a finalement décidé d’attaquer l’établissement en justice. La société propriétaire de l’hôtel lui aurait proposé une indemnisation qu’il juge dérisoire afin qu’il renonce à ses poursuites, estimant que personne ne pouvait être tenu responsable d’un tel incident.

De son côté, la victime a refusé cette proposition, estimant être en droit d’obtenir le remboursement de ses frais médicaux ainsi qu’une indemnisation pour le traumatisme subi.