Comment diversifier l’économie locale et faire en sorte que le tourisme ne soit pas une source aussi majeure d’emploi et de revenus pour les entreprises ? Pour l’heure, dans le département, le tourisme est le moteur économique principal et de nombreux candidats cherchent des solutions pour briser ce plafond de verre.

Selon les chiffres 2024 de Côte d’Azur Tourisme, le poids du tourisme sur l’économie locale représente 15 % (contre 7,5 % à l’échelle nationale) et génère environ 75 000 emplois directs. « C’est 15 à 17 % des emplois salariés du secteur, alors que la moyenne nationale est à 7 ou 8 % », détaille Marielle Walicki, avocate d’affaires au barreau de Nice.

Forte dépendance au tourisme

À Nice, le maire Christian Estrosi se réjouit d’un taux de remplissage des hôtels à l’année de 75 % et d’aucune fermeture l’hiver, ce qui témoigne d’une activité touristique lissée sur l’année plutôt qu’uniquement concentrée sur l’été. Mais cela concerne majoritairement les grosses villes du littoral maralpin. Dans l’arrière-pays, la basse saison est plus complexe à affronter. En altitude, les stations d’Auron, d’Isola ou de Valberg, par exemple, profitent beaucoup d’un « tourisme blanc », dépendant des chutes de neige, et tentent de s’ouvrir au « 4 saisons ». Partout sur le territoire, le secteur du tourisme reste donc très dépendant du changement climatique, de la météo et du budget des touristes.

Inévitablement, l’emploi reste aussi fortement dépendant du tourisme et les chômeurs du littoral peinent à trouver du travail en dehors des domaines de l’hôtellerie et de la restauration.