Les achats transfrontaliers continuent de peser sur les recettes fiscales belges. En 2025, les Belges ont dépensé 708 millions d’euros en alimentation dans les pays voisins, dont 98 millions en boissons alcoolisées. « Nous pensons qu’il est plus que temps que le gouvernement s’occupe de la diminution des taux d’accise sur les vins et les boissons spiritueuses », martèle Geert Van Lerberghe, Directeur de Vinum & Spiritus.

« Nous constatons, explique-t-il donc, des différences de prix qui varient entre 4, 6 ou 7 euros par bouteille, ce qui devient évidemment significatif lorsqu’on en rapporte plusieurs. » Pour la Fédération belge des vins et spiritueux, ces écarts de prix, qui peuvent atteindre jusqu’à 7 euros sur une bouteille de whisky d’entrée de gamme (17 euros), encouragent les consommateurs à franchir la frontière.

Une baisse ciblée

Son directeur, Geert Van Lerberghe, plaide donc pour un retour aux niveaux d’accises en vigueur avant 2015 : « Ramener les taux d’accise sur les boissons spiritueuses et certains vins effervescents au niveau d’avant 2015 pourrait rapporter près de 50 millions d’euros par an au Trésor belge. »

Selon la fédération belge Vinum & Spiritus, la hausse décidée par le gouvernement Michel devait rapporter 220 millions d’euros par an, mais les recettes sont aujourd’hui inférieures de 33 millions d’euros à celles d’avant la réforme. Elle estime qu’une baisse ciblée des accises sur les spiritueux et les vins effervescents pourrait, au contraire, générer près de 50 millions d’euros supplémentaires pour le Trésor.

Alors que les discussions budgétaires se poursuivent, la fédération espère convaincre le gouvernement de revoir sa politique fiscale.