J. S. et son père auraient dû rentrer en Suisse lundi, mais l'ouragan Melissa a contrecarré leurs plans. «Il y a d'abord eu une erreur lors de la modification de la réservation avec Delta Airlines. Quand nous avons voulu changer pour un autre vol, tout était déjà complet», raconte la lectrice à 20 Minutes. Les Suisses n'ont donc eu d'autre choix que d'attendre la fin de la tempête, dans un hôtel, près de Montego Bay.
Ce n'est que lundi soir que l'hôtel a «officiellement» informé JS, 29 ans, et son père AS, 55 ans, de l'arrivée imminente d'un ouragan de catégorie 5 sur l'île. «Mais nous avions déjà parlé avec les habitants et nous nous étions informés par nous-mêmes», dit-elle. Les services météorologiques et les médias locaux ont été d'une grande aide à cet égard.
«Les habitants vont probablement tout perdre»
J. S. et son père se sont préparés du mieux qu'ils ont pu à la tempête. «Nous avons acheté des chips, des barres de céréales et suffisamment à boire pour trois jours», raconte-t-elle. Heureusement, ils avaient aussi des jeux de société avec eux. «Nous avons encore de l'électricité et Internet et pouvons rassurer régulièrement notre famille en Suisse. C'est étonnant que tout fonctionne encore pour nous, c'est une chance dans notre malheur.»
Mais la situation à l'extérieur est effrayante: «C'est fou tout ce qui vole partout, je n'ai jamais rien vu de tel», dit J. S. Elle éprouve surtout de la compassion pour les habitants. «Ils doivent avoir très peur et vont probablement tout perdre. Nous sommes protégés dans notre complexe hôtelier, mais eux n'ont aucune chance contre ce vent.»
Une personne lui a dit que l'État préparait des abris d'urgence, «mais qu'après, l'aide serait en grande partie inexistante. Il n'y aura alors ni eau ni nourriture. Ça me rend triste.» J.S. pense aux cabanes qu'elle avait vues sur le chemin de l'hôtel et est bouleversée: «À la fin, il n'en restera probablement plus une seule debout. C'est une ambiance de fin du monde.»
