Jeudi 30 mars 2023. 4 heures du matin. Dans l’obscurité de la nuit, les flammes emportent la toiture d’un ancien commerce de 170m2 alors inhabité mais régulièrement squatté, au 7 rue de Paris. Trente pompiers de Ham et Roye, renforcés par des équipes de Moreuil, Poulainville et Roisel, armés de trois lances dont deux sur échelles aériennes, deux fourgons pompe tonne et des véhicules spécialisés, s’étaient employés pour contenir l’incendie. Ce dernier n’avait ainsi pas atteint les bâtiments voisins, et aucun blessé n’était à déplorer.
Trois ans pour retrouver les propriétaires
Aujourd’hui, plus de trois ans plus tard, la Ville entrevoit enfin le bout du tunnel concernant cette bâtisse inoccupée depuis de longue années et déclarée en situation de péril depuis l’incendie.
Il aura fallu trois ans donc, aux notaires et généalogistes, pour retrouver les héritiers du bien. Des Égyptiens selon le maire Florian Slosarczyk.
Aucun frais à la charge de la commune
Si ce dernier n’a jamais su la raison du départ de feu, il se réjouit de la volonté des propriétaires de détruire le bâtiment.
“Ils avancent dans leurs démarches pour l’acquérir officiellement et proposent de tout raser en gardant la main-mise financière. Ce qui nous enlève une belle épine du pied.”
Florian Slosarczyk, maire de Muille-Villette
Épine notamment financière. Si la commune n’aura aucun frais à engager concernant la destruction de la bâtisse, elle ne croit en revanche pas revoir les un peu plus de mille euros engagés pour la sollicitation d’experts après l’incendie.
“Nous étions obligés. C’est le protocole. Cela aurait dû passer dans la succession mais nous ne les reverrons probablement pas. Je n’ai jamais pu avoir de contact avec les propriétaires.“
Regrette Florian Slosarczyk.
Lundi 29 juin, le conseil municipal a validé la demande des propriétaires. La ville ne disposant pas de permis de démolir, elle a dû passer avec eux une convention pour régulariser la situation auprès des notaires. Reste à savoir désormais quand aura lieu la destruction des lieux, et surtout quel avenir attend le 7 rue de Paris.