« C’est aujourd’hui le club d’hôteliers avec le plus d’adhérents en France ». Une vraie fierté pour Frédéric Noblet (Novotel et Ibis Lyon Gerland Musée des Confluences), qui a pris la tête du CHL en 2020. Initialement créé « d’abord pour les directeurs et directrices d’établissements haut de gamme et très haut de gamme » en 1973, le club s’est progressivement démocratisé, rappelle le président du CHL.

En 2025, la structure fédère 142 adhérents, contre 40 il y a cinq ans, et « représente 70 % de l’hôtellerie lyonnaise. Tout le monde est accepté, des petits établissements indépendants aux hôtels de luxe », revendique le président.

Frédéric Noblet l’affirme : « Le CHL répond avant tout à un besoin de se voir, de se rassembler et de s’unir pour représenter une force. » Trois valeurs guident son action : la convivialité, avec l’organisation régulière d’événements favorisant les échanges entre pairs ; la « valorisation de la destination de la métropole », pour favoriser son attractivité, en lien notamment avec ONLYLYON ; et la représentation du secteur auprès des institutions locales, pour « échanger avec les politiques et porter notre parole, nos inquiétudes, nos problématiques ».

Une voix commune face aux enjeux du secteur

Le club tend à permettre aux hôteliers de faire face ensemble à la « pénurie de recrutements, la saturation du marché hôtelier et l’attractivité touristique en baisse de Lyon », partage son président. « Nous sommes concurrents, mais ça n’exclut pas la cohésion collective », insiste Frédéric Noblet. « L’intérêt du club, c’est de pouvoir agir et faire entendre notre voix. C’est évidemment plus facile quand on est un groupe que lorsqu’on est seul à parler », affirme-t-il.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie. NDLR) et nous échangeons énormément sur nos propositions et nos positions. En revanche, nous sommes une association donc on agit davantage en tant que consultants, tandis que l’UMIH est un syndicat qui porte des revendications politiques. Dans le fond, nous défendons la même chose, c’est dans la forme que nous nous différencions. »

Une philosophie de collaboration que le président du CHL défend de toutes ses forces auprès des adhérents et du bureau du club. « Je répète sans arrêt cette phrase : « tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. » On se moque un peu de moi quand je dis ça d’ailleurs, mais c’est sûrement signe que ça rentre », ironise-t-il.

À propos du réseau

  • Nombre d’adhérents : 142.
  • Cotisation : 300 euros par an (180 euros pour les hôtels avec moins de 40 chambres).
  • Réunions : environ 10 rencontres par an sans obligation de présence (petits-déjeuners, afterworks, événements).
  • Processus d’adhésion : se présenter auprès du club.

L’autre bonne raison d’y aller

Le CHL joue aussi un rôle d’intégration pour les nouveaux arrivants dans la métropole. « Son entrée dans le club l’a bien aidé pour rencontrer des partenaires et s’insérer », souligne le président à propos de Julien Narbonne, directeur du Sofitel Lyon. Une dynamique qui fait aujourd’hui du CHL « le club d’hôteliers avec le plus d’adhérents en France. »

Les + du réseau

  • Événements conviviaux : trophée du club hôtelier, petits-déjeuners du club, afterworks, etc.
  • Des moments pour discuter sur des problématiques communes.
  • Créer une dynamique de cohésion collective.

Qui peut-on rencontrer ?

Virginie Carton, directrice générale OnlyLyon
Elizabeth Mendes, directrice générale de l’Hotel Carlton Lyon
Loïc Renart, président du groupe Les Aubergistes Lyonnais
Séverine Maisonneuve, directrice de l’hôtel Villa Maïa
Et aussi : Patrick Gainnier, hôtel Le Royal ; Julien Schruoffeneger, Fourvière Hôtel ; Fabrice Lipinski, Collège Hôtel ; Florian Valmy, Chromatics ; Valentin Pascual, Hôtel Le Grand Barnum

L’avis de Julien Narbonne, directeur du Sofitel Lyon


Julien Narbonne. © DR
« Au CHL, on partage avant tout des valeurs humaines. Ce sont des femmes et des hommes de terrain qui se connaissent, s’entraident et avancent ensemble, peu importe l’hôtel qu’ils gèrent.

Nous défendons notre métier avec fierté, échangeons nos expériences et agissons collectivement pour offrir le meilleur accueil possible à Lyon. Ça se déroule autour d’ateliers mais aussi autour de rencontres comme le Clean Today en juin dernier au Sofitel, où tous les hôteliers ont agi collectivement pour nettoyer le quartier. »