Notre présentation sur ce thème intitulait : « De grandes ambitions vertes au pragmatisme durable ».
Cette tendance ayant causé plusieurs questions, nous voulions revenir formellement sur ce point ici.
Notre constat ne signifie pas que la durabilité n’est plus un enjeu important. Nos observations sur le terrain au cours des derniers mois reflètent plutôt une recomposition des priorités des entreprises touristiques dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, les tensions économiques et une prudence accrue. On perçoit aussi un recentrage des pouvoirs publics sur l’économie et l’emploi. Au Canada comme ailleurs, les signaux envoyés récemment par les gouvernements confirment ce déplacement des priorités.
Les voyageurs eux-mêmes ne sont pas insensibles à ce climat. Conscients des nuages économiques, mais animés par un désir de voyager toujours très fort, ils arbitrent différemment. La durabilité demeure importante, mais elle cède parfois du terrain au profit de leurs expériences, plus signifiantes, perçues comme « valant le déplacement ». Nos visiteurs intègrent un pragmatisme durable dans leurs rapports au voyage.
Ce diagnostic rejoint d’ailleurs les mégatendances 2026 de Skift, diffusé quelques jours avant notre conférence, confirmant qu’il s’agit d’un constat consensuel et le reflet d’une évolution structurelle du tourisme mondial. Nous n’avons, Pierre et Paul, aucun pouvoir sur l’avenir du tourisme durable. Mais nous observons des changements géo-économico-politiques d’envergure (et nous ne sommes pas les seuls) qui auront des impacts majeurs sur le tourisme et les touristes. C’est une invitation à en prendre acte.
https://drive.google.com/file/d/1kF9BzVVr7yBEhoRVgb6GIuhN-XF5A3ss/view

