Reconnue pour ses chambres modulaires hybrides qui peuvent transformer rapidement un lieu de travail en espace de repos, la compagnie a révélé que la première phase du projet comprendra 80 unités avec vue sur la rivière, en plus de 30 condominiums de 1000 ou 1200 pieds carrés.
Construite sur l’ancien site du Festival western de Dolbeau-Mistassini, l’infrastructure aura entre autres un spa urbain, un gymnase, un centre des congrès et un bistrot au rez-de-chaussée. Un mur solaire devant l’édifice viendra aussi aider à la production d’électricité dans le bâtiment.
L’idée vient répondre à un appel de projets de la municipalité envoyé en mars 2024 afin de venir dynamiser l’offre touristique. En plus des 25 M$ en provenance du privé, le conseil municipal s’est également engagé à investir environ 2,7 millions pour les aménagements autour du futur emplacement de l’hôtel.
Éric Larouche est le premier à l’avouer: le site de l’ancien festival le laissait mi-chaud, mi-froid au départ, quand il a été contacté pour le projet. Après une visite, il a rapidement été conquis par le potentiel et la mobilisation des intervenants locaux.
«Ça fait quand même depuis 2024 qu’on travaille la construction de ce projet. J’ai adoré le processus. Je négocie avec plusieurs villes et on a vraiment aimé la collaboration avec les intervenants, dont la marina et le club de golf. La mobilisation derrière ce projet est vraiment intéressante», mentionne le promoteur, qui possède aussi l’Hôtel Chicoutimi et l’Auberge des îles, à Saint-Gédéon.
La construction pourrait débuter en 2026, pour une ouverture des portes durant l’année 2027.
En cinq volets
En plus de voir cet hôtel répondre à un besoin touristique, Dolbeau-Mistassini souhaite utiliser cet espace pour créer une véritable revitalisation du secteur. Au courant de la soirée, les gens présents à l’hôtel de ville de la municipalité ont pu s’exprimer sur les conditions de succès, les points de vigilance et les idées pour les cinq sphères de ce développement.
En plus de faire valoir leur point sur la zone de l’hôtel et celles à développer, la population a tenté d’imaginer à quoi pourrait ressembler le futur de la marina, les espaces récréatifs et l’ensemble résidentiel.
Parmi les initiatives soulevées, un accès cycliste est souvent revenu dans les discussions, notamment avec la construction d’une piste cyclable ou relier le terrain avec la Véloroute des Bleuets. Les amateurs de quad et de motoneige ont également soulevé l’idée d’avoir accès à ce secteur, tout en limitant les désagréments que peuvent créer ces types d’engins.
L’enjeu de la cohabitation a été soulevé à quelques reprises durant les présentations, notamment avec le secteur résidentiel qui est derrière le terrain.
«Dans ce qui est ressorti, on était plus dans les aménagements contemplatifs, avec du mobilier urbain adapté. Des fois, on en voit dans certaines villes qui voulaient des espaces pour s’allonger ou mettre des hamacs. On n’a pas parlé de modules de jeu, mais plus des espaces pour s’amuser», illustre la directrice du service des loisirs de Dolbeau-Mistassini, Annick Boulanger.
Dans les prochaines semaines, le promoteur déposera une offre d’achat formelle, le conseil municipal va se pencher sur la suite des procédures et les conditions de succès du futur établissement. Même si des sommes ont déjà été prévues au plan triennal d’immobilisations, des rencontres pour ajuster le prochain budget municipal, au cas où des besoins sont soulevés.

