Depuis l’extérieur, rien n’indique que les travaux ont débuté à l’intérieur de l’ancien bureau de La Poste, place des Martyrs-de-la-Résistance. Pourtant, le chantier du futur complexe hôtelier 4 étoiles, porté par La Compagnie de Phalsbourg via la SCI Billy, est bel et bien lancé dans ce bâtiment du cœur de ville.
Le permis de construire affiché sur la devanture — daté du 11 juillet 2023 — est « validé et purgé, accordé par les Architectes des bâtiments de France », a rappelé Jean Leonetti lors du conseil de quartier Cœur d’Antibes, vendredi 7 novembre. Une nouvelle qui semble convaincre les futurs voisins du projet, dont les premiers échos datent de 2020. « Ça va dynamiser la zone ! Sans oublier qu’on va subir au moins deux ans de travaux, mais on est contents », sourit Roxane, la propriétaire du restaurant Nananère.
Même ressenti à quelques mètres de là, du côté de l’hôtel Le Relais du Postillon. « Il y a quinze ans sur cette même place, je n’avais vendu qu’un seul verre pour la Fête de la musique. Depuis qu’ils ont fait les travaux, on travaille dix fois plus. Le soleil brille pour tout le monde, le monde attire le monde », réagit Élisabeth, patronne de cette affaire familiale qui a pignon sur rue depuis quarante-cinq ans.
« Faire un hôtel ici, je suis mitigée »
Pour d’autres, l’enthousiasme est plus nuancé. « C’était vivant avant tout ces travaux, maintenant on dirait une ville morte. C’est une vieille ville ici, pourquoi y mettre un hôtel étoilé », s’inquiète un commerçant qui préfère rester anonyme. « J’ai perdu mon intérêt, j’ai divisé mon chiffre d’affaires en deux », ajoute-t-il.
Du côté des habitants, les avis divergent aussi. « Pour moi ce bâtiment, c’est une verrue. Faire un hôtel dedans, je suis mitigée. Je pense que ça va ramener une certaine clientèle à Antibes. Celle qui n’est plus à Juan-les-Pins », argumente Nathalia, Antiboise depuis vingt-cinq ans et habitante du quartier Marenda-Lacan.
Bar, salle de réception, rooftop...
Depuis le 3 novembre, l’intérieur du bâtiment à l’apparence d’un paquebot fait l’objet d’un curage et à d’un désamiantage (le produit ayant été détecté dans de la colle).
« On abat les cloisons inutiles. Ce sont des opérations qui prennent généralement un mois et demi », détaille Philippe Journo, président-fondateur de la Compagnie de Phalsbourg. Et les prochaines étapes ? « On doit réagréer la façade, la nettoyer, changer toutes les fenêtres qui ne sont pas aux normes », poursuit-il.
Pour rappel, le projet métamorphosera ce bâtiment classé d’une surface plancher de 2 228 m2 répartis sur six niveaux. Trente-neuf chambres seront créées ainsi qu’un restaurant au cinquième étage, un bar, une salle de réception et un rooftop avec terrasse et piscine. Un spa et une salle de fitness y seront également intégrés. Quant à la cour intérieure, dont l’entrée se situe côté rue Lacan, elle sera transformée en petit jardin. Un défi confié au cabinet d’architectes Perrot-Richard, à qui l’on doit la restauration du Grand Palais ou encore celui de l’Opéra Garnier. Avec une ouverture espérée à l’été 2027.
« Faire un hôtel ici, je suis mitigée »
Pour d’autres, l’enthousiasme est plus nuancé. « C’était vivant avant tout ces travaux, mainteant on dirait une ville morte. C’est une vieille ville ici, pourquoi y mettre un hôtel étoilé ? », s’inquiète un commerçant qui préfère rester anonyme. « J’ai perdu mon intérêt, j’ai divisé mon chiffre d’affaires en deux », ajoute-t-il.
Du côté des habitants, les avis divergent aussi. « Pour moi ce bâtiment, c’est une verrue. Faire un hôtel dedans, je suis mitigée. Je pense que ça va ramener une certaine clientèle à Antibes. Celle qui n’est plus à Juan-les-Pins », argumente Nathalia, Antiboise depuis vingt-cinq ans et habitante du quartier Marenda-Lacan.
Un deuxième café céramique à venir
Non loin du futur lieu culturel, un local de 207 m2 accueillera un nouveau café céramique. « Ce projet participe à la mixité des usages du nouveau quartier (culture, artisanat, détente) », indique la municipalité.
Même si le nom de l’espace créatif n’a pas encore été dévoilé, l’ouverture, elle, est déjà programmée au premier trimestre 2026.

