Depuis plus de dix ans, le groupe Raulic, propriétaire des Thermes marins à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), travaille pour concevoir un « nouvel ensemble hôtelier et de bien-être, bénéficiant d’une architecture inspirée par la nature, en un lieu unique, avec une vue imprenable sur la baie de Saint-Malo ». Ce projet, tel qu’il est conçu, est prévu sur le site de l’ancien camping municipal des Nielles, situé à flanc de falaise et au-dessus de la plage du Minihic.
Le 11 mars 2020, l’ancienne municipalité avait accordé au promoteur un premier permis de construire pour ce complexe de thalassothérapie comprenant deux hôtels – un 5 étoiles de 91 chambres et un 4 étoiles de 61 chambres – ainsi que vingt-cinq appartements au 47, avenue du Président John-Kennedy.
Des oppositions très vives se sont manifestées, tant du côté des associations de protection de l’environnement, que de la part des riverains et d’élus. Après plusieurs procédures, par un arrêt du 15 octobre 2024, la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) avait rejeté au fond le recours de plusieurs riverains et d’associations locales, qui demandaient l’annulation du permis de construire.
150 emplois créés
Jeudi 22 mai 2025, les opposants se présentaient à nouveau devant le Conseil d’État, afin de demander l’annulation de cet arrêt, invoquant de nombreux arguments. Parmi lesquels, la violation de la règle d’extension limitée de l’urbanisation des espaces proches des rivages, la méconnaissance du règlement du Plan local d’urbanisme (PLU) concernant les hauteurs maximales, l’aspect des constructions et l’intérêt des lieux avoisinants. Ils soutenaient également que « le projet litigieux porterait atteinte à la falaise sur laquelle il doit être édifié, au front de mer, entre le Sillon et la pointe de la Varde, et au quartier pavillonnaire au sein duquel il doit s’insérer. »

