L’établissement, que l’on souhaite trois étoiles et plus, pourrait compter jusqu’à quatre étages. L’envergure du projet pourra être précisée plus tard, selon les résultats de l’appel d’intérêt, mais déjà, des hôteliers ont signifié leur désir de participer, selon Étienne Cummings, porte-parole et directeur adjoint, Affaires publiques et relations avec le milieu à YQB.
« Ce qu’on dit, c’est : « Est-ce qu’il y a des hôteliers intéressés à développer un projet et à co-construire avec nous ? » Si la réponse est oui, on veut s’asseoir avec les hôteliers intéressés », a expliqué M. Cummings.
Différents sites d’implantation sur la propriété ont été identifiés, mais aucun choix définitif n’a été fait. Il semblerait qu’une préférence soit accordée pour construire l’hôtel à l’entrée de l’aéroport, mais tout cela est évolutif pour le moment.
« C’est fantastique de se dire que nous sommes rendus à cette étape-là. Pour nous, cela signifie beaucoup sur le développement de l’aéroport et de l’achalandage », a affirmé le porte-parole.
D’ici 2030, l’aéroport prévoit accueillir près de 2,4 millions de passagers annuellement, soit une hausse d’environ 35 % de son achalandage.
« C’est clair qu’il y a un besoin tant pour la clientèle touristique que la clientèle d’affaires. Les sondages que l’on réalise auprès des voyageurs nous confirment qu’il y a un besoin. Quand on se compare à des aéroports de même taille, ils ont des hôtels sur leur site. Nous, on est rendu là. C’est une bonne nouvelle et un bon signal », a-t-il ajouté.
En 2025, YQB a accueilli 1,8 million de voyageurs. À plus long terme, YQB n’écarte pas la possibilité de construire un autre établissement hôtelier qui serait relié au terminal.
Le montage financier sera connu plus tard.
« Ce qu’on lance, c’est l’appel d’intérêt. C’est trop tôt pour dire notre implication, à quel niveau ce sera et comment ça va se décliner. On tombe officiellement en mode exploratoire et on veut un projet qui va se faire en co-construction », a ajouté M. Cummings.
L’aéroport cherche un promoteur qui partage sa vision afin de réaliser ce projet. Les personnes ou les groupes intéressés ont jusqu’au 30 septembre pour répondre. L’appel d’intérêt n’a pas de limite de territoires, a-t-on précisé.
YQB présentera donc le projet aux hôteliers intéressés avant d’entamer des discussions plus poussées qui mèneront au choix d’un partenaire.
« Une fois que cela sera fait, on va tomber en mode planification. Il n’y a pas d’échéancier aujourd’hui, outre le 30 septembre. Nous, selon les besoins qu’on a, on a hâte d’avoir l’hôtel. C’est difficile de dire à ce stade-ci est-ce que ça va se faire dans deux ans ou trois ans », a-t-il dit.
Réactions
L’Association hôtelière de la région de Québec accueille cette initiative d’un bon œil.
« C’est une très bonne chose et ça manquait à l’aéroport d’avoir un hôtel sur place. Ça ne crée pas de compétition négative. Au contraire, ça contribue à l’émancipation du secteur de l’hôtellerie », a affirmé Alupa Clarke, directeur général.
D’autres projets hôteliers sont en cours de planification, selon M. Clarke, dans la région de Québec, ce qui devrait contribuer à l’ajout de 1000 chambres supplémentaires.
.png)
