Un bout d’histoire à la vente. Le 8 juillet dernier, la mairie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a lancé un appel à candidature dans le but de vendre un hôtel particulier à un prix astronomique.
Voici tout ce qu’il faut savoir.
L’hôtel de Venel, un bijou du 17e
Avis aux gros budgets. La Ville d’Aix-en-Provence a fait le choix de mettre en vente l’hôtel de Venel, un chef-d’œuvre du 17e siècle construit sous Louis-XIV par Gaspard de Venel, alors conseiller au Parlement de Provence.
De cette époque, il ne reste presque rien. Le bien est en effet occupé dès le 18e siècle par la congrégation des Sœurs qui va y rester jusqu’à son acquisition par la ville en 1971.
L'hôtel de Venel conserve deux plafonds peints de style et d'époque différents, caractéristiques du début et de la fin du règne de Louis XIV. Ils offrent la singularité d'avoir été commandés par deux membres de la même famille, chacune des deux œuvres retraçant un épisode de leur vie personnelle.
Ministère de la Culture
Ces deux plafonds, ainsi qu’une antichambre et une chambre du premier étage sont classés depuis 2014 au monument historique.
En vente pour… plus de 11 millions d’euros
Ces souvenirs d’exception, mais aussi sa superficie totale : 3.258m2 de surface et un jardin de 1.400m2, explique son prix astronomique : 11,165 millions d’euros hors taxe.
Selon nos confrères de Mes Infos, la municipalité ne souhaite pas vendre le bien à n’importe qui. Elle espère un projet culturel, institutionnel ou un hôtel haut de gamme.
Jusqu’au 21 août prochain, la municipalité de la ville aux « milles fontaines » invite les acquéreurs potentiels à déposer un dossier sur cette adresse mail : ventes-foncier@mairie-aixenprovence.fr.
L’opposition contre cette vente
Mais cette vente n’est pas du goût de tout le monde. Le groupe d’opposition de gauche, Aix Avenir, a manifesté son opposition à cette vente. Selon eux, la Ville aurait justifié cette vente par un entretien et des rénovations « trop onéreux ».
« Au nom du groupe Aix Avenir, j’ai donc voté contre le principe de la mise en vente, en cohérence avec notre position hostile, maintes fois réitérée, à la vente du patrimoine des Aixoises et des Aixois, pour persévérer dans le choix dogmatique de ne pas augmenter les impôts », écrit Magali Bailleul sur Facebook.
Elle soulève également la question du relogement des agents municipaux qui travaillent au sein de cet hôtel particulier, soit 70 personnes. « Le 1er adjoint, Eric Chevalier, assure que ce sera le cas dans une zone de 15 minutes à pied maximum de l’Hôtel de ville avec des conditions de travail améliorées », assure l’élue d’opposition qui assure que son groupe sera très attentif.

