L’établissement de Saint-Alexis-des-Monts, qui a accumulé des dettes de 3,75 millions de dollars au cours des dernières années, a officiellement été mis en vente par la famille Plante le jeudi 23 juillet dernier. Le mandat a été confié à l’agence internationale immobilière Colliers, la même agence qui a été responsable de la récente vente du Château Montebello.

D’après une source, l’hôtel était déjà officieusement à vendre depuis les lendemains de la pandémie. La nouvelle circulait dans l’industrie, mais aucun investisseur de la province n’a jusqu’à ce jour démontré un intérêt sérieux, nous informe-t-on.

12 M$

Selon l’actuel rôle d’évaluation municipale (2024-2025-2026), le complexe en bois rond de 106 chambres ainsi que son terrain d’un peu plus de 6 hectares sont évalués à près de 12 M$.

Outre la dette, le futur investisseur devra aussi tenir compte d’importants travaux d’entretien dont nécessite l’infrastructure construite en 1995. Selon une source qui ne veut pas être nommée, il s’agirait de travaux majeurs qui avoisineraient aisément les 10 M$. Si ce n’est pas plus.

Lettre d’intention et soumission

Dans le document fourni par Colliers on peut lire que les investisseurs intéressés par le complexe auront jusqu’au 27 août 14 h afin de soumettre leur lettre d’intention. Les soumissionnaires qui se qualifieront auront par la suite jusqu’au 22 septembre pour fournir une offre ferme assortie d’un acompte.

Une icône au pays

Depuis son ouverture il y a plus de 30 ans, l’Auberge du lac Sacacomie figure parmi les plus prestigieux établissements hôteliers au pays très populaires auprès de la clientèle européenne. « Au tournant des années 2000, la clientèle était principalement européenne à près de 75%, et ce, pendant près de neuf mois par année », signale Colombe Bourque, qui y a travaillé pendant plus de 12 ans, notamment à titre de directrice générale.

Jusqu’à la pandémie, le légendaire hôtel de la Mauricie qui dispose d’une salle pour 400 convives (et une dizaine de petites salles), accueillait régulièrement plus d’une cinquantaine d’événements affaires majeurs par année, dit-elle. Près d’une quinzaine d’entre eux réservait l’entièreté du complexe pour la tenue de leur rendez-vous de deux nuitées, ajoute Colombe Bourque.

Enfin, peu importe d’où viendront les nouveaux investisseurs, l’ex-employée de l’auberge souhaite de tout son cœur que le ou les investisseurs poursuivront la vision de son créateur, Yvon Plante, décédé en 2005. « Comme disait Yvon, c’est un joyau en pleine nature où l’on prend plaisir à bien manger, bien boire et surtout à se gorger des splendides paysages que proposent les lieux », conclut-elle.