2 687 euros brut. C’est le salaire mensuel moyen par personne dans la Loire, au second semestre 2025, selon un observatoire de la conjoncture économique dans la Loire publié par Epures*.

L’agence rapporte que son calcul est le fruit du rapport entre la masse salariale (salaire de base auquel s’ajoutent des compléments légaux, conventionnels ou attribués à l’initiative de l’employeur sous forme de commissions, de primes, de rémunération des heures supplémentaires, de gratifications et d’avantages en nature) du trimestre et l’effectif moyen observé sur le trimestre. Si le salaire médian serait plus représentatif, on constate néanmoins que le salaire moyen reste inférieur aux niveaux régional (2 948 euros) et national (3 066 euros). Pourtant, la progression se poursuit dans le département, au rythme de 1,1 % sur cette période. Un rythme plus soutenu qu’en France et qu’en Auvergne Rhône-Alpes.

Des salaires plus élevés dans l’industrie

Sur le dernier semestre de l’année 2025, le salaire moyen est en hausse dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+ 3,4 %), les services marchands (+ 2,4 %), l’industrie (+ 1,2 %), et la construction (+ 1,1 %). Il reste stable dans les services non marchands et le commerce, mais diminue nettement dans l’intérim (- 3,9 %). C’est l’industrie qui affiche le salaire mensuel brut moyen par personne (3 176 euros), suivie par les services marchands (2 873 euros), puis du commerce (2 544 euros). A l’inverse, c’est dans l’hôtellerie restauration que l’on trouve le salaire moyen le plus faible avec 1 714 euros, qui s’explique notamment par le niveau de qualification des emplois, mais aussi par la part de temps partiel.

Croissance marquée dans le Roannais

Sur un an, le salaire moyen soumis à cotisations sociales est en hausse de 2 % dans la Loire au second semestre. Une croissance constatée sur l’ensemble des territoires ligériens, mais plus particulièrement marquée sur les secteurs de Roanne (+ 1,1 %) et de la plaine du Forez (+ 1 %). Sur un an, ce sont les zones d’emploi de Roanne et de Saint-Etienne qui présentent les progressions les plus importantes (+ 2,2 % et + 1,9 % contre + 1,5 % pour la Plaine du Forez). A noter que, alors qu’ils étaient stables au 1er semestre 2025, les effectifs salariés privés ont perdu 820 postes sur la seconde moitié de l’année.

*Epures, l’Agence d’urbanisme de la région stéphanoise anime, pour le compte de ses partenaires, un observatoire de l’économie, resitué dans les dynamiques régionales et nationales.