Management, cuisine, service, boulangerie, pâtisserie et désormais sommellerie. Offrir une gamme complète de formations, tel est l'objectif fixé par l’école, gérée par le groupe Amparà Méditerranée. L'établissement, ouvert il y a neuf mois, compte six filières et une vingtaine d’intervenants professionnels.

"Nous avons aujourd’hui des sommeliers qui sont venus rejoindre la filière. Nous avons aussi la première année du bachelor Savignac", explique Pascal Agostini, directeur de la formation. Une formation qui va progressivement monter en puissance. "Aujourd’hui, nous aurons la première et la troisième année. L’année prochaine, nous aurons le cycle complet. C’est une grande nouveauté pour la Corse. On commence à construire un ensemble cohérent au service des entreprises", poursuit-il.

Les inscriptions restent possibles pour cette rentrée, affirme le directeur.

Des apprentis directement formés aux besoins des entreprises

L’alternance reste au cœur du modèle de l’établissement. Pour les professionnels, elle permet de former directement leurs futurs salariés aux réalités du métier. C’est notamment le cas de Yannick Lambert, chef cuisinier à Ajaccio. "Moi, j’ai un apprenti qui est chez moi depuis deux ans en CAP. Il l’a eu et il continue une année de plus pour faire le brevet professionnel dans cette école."

Pour le restaurateur, le lien entre l’entreprise et l’école est essentiel : "On retrouve un apprenti qui est bien formé entre chez nous, au restaurant, et à l’école. Je pense qu’on est super complémentaires."

Angelo Musa parrain de la deuxième promotion 2026/2027

Après Thierry Marx pour la première promotion, l’école a choisi Angelo Musa pour parrainer sa rentrée 2026-2027. Le chef pâtissier du Plaza Athénée à Paris, champion du monde de pâtisserie en 2003 et Meilleur Ouvrier de France en 2007, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec les étudiants.

L’occasion d’évoquer les difficultés actuelles de l’hôtellerie-restauration. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, 25 restaurants ferment chaque jour en France. "C’est triste", a réagi Angelo Musa. "Ça coûte énormément cher. Il y a un vrai problème." Le chef pâtissier s’interroge également sur la réponse des pouvoirs publics : "Je ne comprends pas que là-haut, ça ne réagisse pas plus."

Face aux étudiants, il a aussi insisté sur la nécessité de simplifier le fonctionnement des restaurants : "Ne pas faire des cartes à 50 plats. Faire simple et bien maîtriser. Pas trop compliquer les choses pour minimiser le personnel."

Un message accompagné d’un encouragement aux futurs professionnels : "Nous avons besoin de vous, vous êtes le futur."