Les sports d’hiver sont-ils devenus un loisir de luxe inaccessible à la majorité ? C’est le constat alarmant dressé par une analyse du Monde, qui révèle que moins d’un Français sur dix s’offre désormais des vacances à la neige. Entre l’inflation généralisée, le coût des forfaits et des tarifs d’hébergement en station qui s’envolent, l’équation budgétaire devient impossible pour de nombreux ménages. Face à cette fracture touristique, le groupe B&B HOTELS entend changer la donne en cette saison hivernale 2026.
L’hébergement en vallée, levier d’économies
Pour contrer la flambée des prix, la chaîne hôtelière propose une alternative pragmatique : renoncer à la vue directe sur les pistes pour privilégier des établissements situés en vallée ou dans les villes-portes, à 20 ou 30 minutes des stations. Cette stratégie de « l’hébergement déporté » permet de réduire drastiquement la facture du logement, poste de dépense souvent le plus lourd du séjour.
Valerio Duchini, Directeur Général Europe de l’Ouest de l’enseigne, détaille cette vision : « Nous voulons démocratiser l’accès à la montagne. En séjournant à 20 ou 30 minutes des pistes, nos clients économisent sur l’hébergement tout en profitant de la flexibilité de nos services ».
L’objectif est clair : permettre aux vacanciers de réallouer leur budget vers ce qui compte réellement sur place, à savoir les forfaits, la location de matériel et la gastronomie locale.
Des destinations alternatives pour skier malin
Au-delà du simple argument tarifaire, le groupe met en lumière des massifs et des villes étapes souvent négligés au profit des grandes stations alpines saturées.
L’offre se structure autour de cinq zones stratégiques qui combinent accessibilité et découverte :
* Lourdes et les Pyrénées : Souvent associée au tourisme religieux, la ville mariale se positionne comme une porte d’entrée économique vers les stations de Cauterets ou du Grand Tourmalet.
* Clermont-Ferrand et le Massif Central : Une option pour les familles souhaitant découvrir les pentes du Mont-Dore dans un cadre volcanique préservé.
* Colmar et les Vosges : Le groupe suggère de mixer la route des vins d’Alsace avec des journées de ski au Lac Blanc, situé à moins d’une heure.
* Gap et les Alpes du Sud : Une étape clé sur la Route Napoléon pour accéder aux stations ensoleillées comme Orcières Merlette sans payer le prix fort de l’altitude.
* Annecy et le City-Ski : Pour ceux qui refusent de choisir entre urbanité et glisse, séjourner dans la « Venise des Alpes » permet de skier le matin à La Clusaz et de profiter de la vie citadine l’après-midi.
Une réponse à l’évolution des pratiques
Cette offre « City-Ski » répond également à une mutation des comportements touristiques. De moins en moins de vacanciers conçoivent le ski comme l’unique but de leur séjour. En proposant des pieds-à-terre urbains, l’hôtelier s’adresse à une clientèle en quête de compromis, désireuse de varier les plaisirs entre sport, shopping et culture, tout en maîtrisant son budget.
Avec plus de 900 hôtels répartis dans 19 pays, le groupe continue de miser sur son segment « value-for-money » (rapport qualité-prix) pour capter une clientèle qui, sans ces ajustements budgétaires, aurait peut-être renoncé à la montagne cette année.
Via Presse Agence

