Près du château de Lourdes, en ce mois de juillet, les étals d’une boutique de piété présentent déjà des mugs à l’effigie de Léon XIV. À la caisse, des médailles dorées frappées de son visage sont en vente. Sur Facebook, le groupe familial Vinuales, propriétaire de six établissements trois ou quatre étoiles dans la ville, vient de publier une photo de la procession aux flambeaux, devant la basilique de l’Immaculée-Conception pour annoncer la venue de « Sa Sainteté le pape Léon XIV ».
Bien que le programme détaillé de sa journée du dimanche 27 septembre ne soit pas encore dévoilé, toute l’économie lourdaise est déjà en ordre de marche.
Des pèlerinages de plus en plus individualisés
Le souverain pontife posera ses bagages dans une ville profondément marquée par la crue du gave de Pau en 2013, puis par le Covid-19. Durant la pandémie, le sanctuaire a dû fermer ses portes pendant deux mois, une première dans son histoire. Les visiteurs venant à 63 % de l’étranger (chiffres de l’Insee 2019), la fréquentation a été très touchée par la fermeture des frontières : seules 25 000 personnes se sont rendues à Lourdes en 2020, contre environ 3 millions les années précédentes. Depuis, l’affluence est repartie de plus belle, atteignant 4 millions de fidèles en 2025 pour le Jubilé de l’espérance. On reste toutefois en deçà des 6 millions enregistrés dans les années 2000, le record absolu remontant à 2008 pour la venue de Benoît XVI, avec 9 millions de visiteurs.
.jpg)
