Jusqu’à 300 000 € d’amende. Voici ce que risquent les professionnels du tourisme qui dissimulent le prix réel de leurs prestations. Pourtant, certains n’hésitent pas à flirter avec la légalité, comme en témoigne la déconvenue de Christelle racontée par TF1 Info . Vivant en Loire-Atlantique, elle a réservé un hôtel via un site spécialisé et payé la totalité, taxes et frais compris. Peu après, l’hôtel lui a réclamé 280 € de frais supplémentaires obligatoires à régler sur place.
Sauf exception, le vendeur a une obligation d’information et de transparence : le prix total, incluant tous les frais obligatoires comme le ménage et les frais de dossier, doit être indiqué clairement dès la réservation. Le professionnel n’est en droit d’ajouter que des options facultatives (parking, lit d’appoint, accès à la piscine) après le paiement.
Une lourde amende pour dissuader les professionnels
Dissimuler des frais obligatoires pour faire paraître le prix plus bas constitue « une pratique commerciale trompeuse » au sens du Code de la consommation, car le vendeur omet des « informations substantielles » et induit le client en erreur. Elle peut être punie « d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 € ».
Que peut-on faire en cas de litige ?
Dans l’idéal, il faut conserver une capture d’écran de la réservation comme preuve, sur laquelle apparaît le montant initial. Il faut d’abord contacter le service client du site de réservation, pas l’hôtel directement. Il faut alors demander l’application du contrat initial. Si rien ne bouge, il faut envoyer une lettre de mise en demeure. En cas de refus ou de silence, un signalement sur SignalConso est possible.
Pour Christelle, tout s’est bien terminé. La plateforme a reconnu un « problème d’affichage temporaire » qui a masqué les 280 € lors de sa réservation. L’hôtel n’aurait pas transmis ces frais à la plateforme. Les frais supplémentaires obligatoires lui ont été remboursés. Et, en prime, elle a eu droit à 100 € de geste commercial.

