Vous êtes le parrain de la première promotion de l'École hôtelière méditerranéenne. À quelles conditions l'établissement prospérera-t-il sur un territoire parmi les plus précaires, et, de surcroît, soumis à l'insularité ?

La formation professionnelle doit précisément correspondre aux besoins de cette insularité. Il faut permettre aux apprentis de se former, quitte à s'éloigner de l'île à la recherche d'autres compétences, l'anglais notamment, pour mieux revenir et développer un tourisme qualitatif, que ce soit en cuisine, en service, ou encore à l'échelle de l'hospitalité. Quant à l'insularité, ce n'est pas seulement une contrainte, ce peut être également une chance lorsqu'elle s'accompagne de la défense d'un patrimoine, d'une culture. En cela, les jeunes insulaires ne sont rien moins que les ambassadeurs d'un territoire. Le leur.

"Savez-vous combien il reste au restaurateur dans un plat à 22 € ? 40 centimes !"
La création de l'établissement, attendue depuis des décennies, est-elle en mesure de constituer une plus-value à court terme pour le tourisme en Corse ?

Elle sera efficiente à court terme si le programme pédagogique est immédiatement opérationnel.